décembre 5, 2021

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La France va enquêter sur l’exposition aux pesticides dans les zones viticoles – EURACTIV.fr

Les organisations françaises d’alimentation et de santé publique Anses et Santé Publique France lanceront une étude sur l’exposition aux pesticides des personnes vivant dans les zones viticoles. Ce problème s’aggrave en France et dans d’autres pays de l’UE.

L’étude PestiRiv, lancée mardi 19 octobre par l’Organisation nationale de sécurité sanitaire des aliments, de l’environnement et de la santé (ANCES) et Santa Public France, est le premier grand effort pour mieux comprendre l’impact de l’utilisation des pesticides sur le raisin. Dans les zones voisines.

En France, selon un communiqué diffusé par les deux organisations, “la grande majorité de la population rurale vit dans des zones viticoles” et jusqu’à présent très peu de données ont été collectées sur l’exposition réelle des personnes vivant à proximité des cultures. Nocif pour les pesticides, en particulier dans les vignes.

L’étude impliquera 3 350 participants vivant dans les zones viticoles et éloignées des cultures. Il vise à “identifier les sources les plus responsables de l’exposition aux pesticides et à ajuster les mesures de prévention”.

L’étude se déroulera en deux phases. La première phase débutera en octobre et durera jusqu’en février 2022. C’est la période de l’année où les traitements avec des produits phytopharmaceutiques sont rarement effectués dans les vignes. La deuxième étape s’étend de mars à août de la même année, lorsque la pulvérisation est la plus courante.

Dans les deux phases, les chercheurs ont mesuré l’exposition aux pesticides en prélevant des échantillons d’urine et de cheveux des participants et en surveillant les niveaux de pesticides dans l’air intérieur et extérieur, l’eau et les aliments.

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Combinés aux analyses des données agro-écologiques, météorologiques et topographiques des zones de recherche, les résultats de cette étude devraient éclairer les relations entre les activités viticoles et les expositions aux pesticides des populations locales.

Réactions mitigées. Les producteurs s’inquiètent de la prise de décision

Peu après l’annonce de l’étude, l’ONG Générations Futures a commenté que “l’étude de l’exposition des agriculteurs aux pesticides est enfin menée en France”, pointant du doigt un certain nombre de publications qui montrent un lien “de plus en plus clair” entre exposition aux pesticides et variété. maladies.

Ce sujet a été largement commenté dans les médias récemment. Des groupes de la société civile, tels que la campagne anti-glyphosate, ont mené leurs propres recherches. Sur l’analyse d’urine. Selon les résultats du panel publiés en juin de l’année dernière, les pesticides dans l’alimentation et l’environnement en France “affectent près de 100 pour cent de la population”.

Cependant, les vignerons sont préoccupés par les nouvelles de la nouvelle étude. “Une fois l’étude terminée et les résultats rendus publics, nous ne pouvons pas être sûrs qu’Annesus et Santa Public France les présenteront d’une manière qui ne provoque pas de décisions urgentes”, a souligné le président du Conseil des métiers du vin de Bordeaux. Bernard Forges, Cité du quotidien Le Monde.

Farges a également parlé de “discrimination” à l’encontre des vignobles girondins, prévenant que “nous ne soutiendrons pas cette démarche”.

Des changements dans les règles de l’UE sont-ils nécessaires?

Le Conseil d’État français, l’instance dirigeante qui fait fonction de Cour de cassation, a adopté le « Règlement d’application » le 26 juillet. [pestycydów] Il doit y avoir des ajouts pour mieux protéger la population. « C’est en réponse aux plaintes des municipalités, des associations et des agriculteurs de la nature.

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Dans son jugement, le tribunal a également jugé que la distance minimale de pulvérisation pour les toxines suspectes n’était « pas suffisante ». Il a été soutenu que le gouvernement devrait fournir des mesures de sécurité pour ceux qui travaillent à proximité des zones où des pesticides sont utilisés, et que les contrats sur l’utilisation des pesticides devraient inclure des informations qui doivent être fournies aux résidents avant le traitement aux pesticides.

Au niveau de l’UE, une vingtaine d’organisations environnementales et sanitaires ont appelé l’UE début octobre à réglementer légalement l’utilisation des pesticides.

“Il est temps de mettre à jour les règles de l’UE sur les pesticides”, déclarent les signataires de la liste de recommandations pour les représentants de l’UE au sein de la commission de l’agriculture et du développement rural (DG AGRI) du Parlement européen.

Les ONG affirment que « personne dans l’UE n’a actuellement une image complète et précise de la mesure dans laquelle ces produits chimiques sont réellement exposés aux personnes et à l’environnement ».

Les signataires exigent que la nouvelle réglementation modifiée prenne en compte “toutes les connaissances disponibles” sur les pesticides et qu’elle soit élaborée “avec la plus grande transparence” et “sans délai”.

Alors que les résultats des études d’exposition aux pesticides devraient être très attendus en France et dans l’Union européenne dans son ensemble, Générations Futures a annoncé qu’elle publierait ses propres résultats sur les niveaux de pesticides aériens des personnes vivant à proximité des zones cultivées début 2022.