Le chocotourisme ou comment découvrir un territoire et son chocolat. Le concept est récent. La Guadeloupe et la Martinique s’en emparent déjà. Les belles plages et les cocotiers ne suffisent plus pour attirer les touristes. Ce nouveau tourisme culinaire s’installe et se démarque à coups de savoir-faire et de maîtrise sur nos îles.

Que celui qui n’aime pas le chocolat lève la main ! Sa conception, sa provenance et surtout son goût ! L’intérêt est assez fort pour en faire un élément touristique. Le chocotourisme. En 2012, l’Alliance Francophone Internationale du Tourisme et des Voyages (AFITV) l’annonçait au Salon International du Tourisme à Paris. L’idée est de découvrir un territoire à travers son chocolat.

La Martinique n’a pas à rougir des techniques des autres pays. Elle a son propre savoir-faire, son cacao et sa production 100% locale.

Il y a un an, Valcaco, le groupement des producteurs de cacao de Martinique a sorti sa tablette de chocolat 100% martiniquaise. Produite en Martinique par des entreprises martiniquaises et bien sûr, des fèves de cacao martiniquais. C’est dans cet esprit que le chocotourisme a vu le jour.

Le groupement Valcaco n’est pas encore prêt à développer cette activité d’après son vice-président Lucien Lory. « C’est en tout cas un projet », affirme-t-il.

Des règles précises

En Guadeloupe, la maison du cacao à Pointe-Noire s’est inscrite dans ce tourisme culinaire. Accompagné d’une agence de voyages, en 2017, ce lieu était inclus dans un programme d’excursion pour les croisiéristes.

Au menu : découverte des différentes cabosses, l’histoire du cacao et sans oublier la dégustation en fin de visite.

La Maison du Cacao en Guadeloupe accueille des touristes du monde entier notamment lors d’escale de bateaux de croisières. Credit: La maison du cacao

En plus de promouvoir une région, ce nouveau type de tourisme possède une charte précise. Il faut tout d’abord que le chocolat soit reconnu pour sa qualité. La culture joue également un rôle important. Le touriste gourmand s’intéresse à la fabrication du chocolat depuis la genèse. Le cacao doit être cultivé dans de bonnes conditions. La main d’œuvre ne doit pas être exploitée.

Les frères Lauzéa à l’épreuve de l’international

En Martinique, les frères Lauzéa souhaitent se développer pour se lancer pleinement dans le chocotourisme et cela, avec tous les critères requis. Ils ont ouvert une cagnotte afin de récolter 112 500 euros. Le coût total du projet est de 200 000 euros pour le déploiement du foncier agricole, la pépinière de cacaoyers et le matériel agricole (50 000 euros). Il faudra également acheter un torréfacteur, un dépelliculeur, une conche. Coût total : 90 000 euros. Des investissements pour la recherche, le développement et la communication (40 000 euros). Pour finir, il faudra communiquer et faire la promotion touristique du site de chocotourisme (20 000euros).

Thierry Lauzéa, développeur de la marque Frères Lauzéa annonce que ce développement permettra la création de 500 emplois potentiels dans la filière.

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