En 2018, 759 000 bébés sont nés en France. Moins de 2 % d’entre eux ont une mère née après 1998. C’est dans les départements d’outre-mer que les naissances précoces sont les plus fréquentes.

En 2014, en France, 60 000 bébés de plus qu’en 2018 ont vu le jour, et depuis, le nombre de naissances baisse chaque année. Le constat est clair et limpide, le nombre de naissances diminue en France depuis quatre ans. Un sujet sérieux sur lequel s’est penché l’Insee qui a dévoilé cette semaine, une enquête sur la natalité en 2018 en France et dans le Monde.

“La baisse des naissances est en partie due à la diminution du nombre de femmes aux âges où elles sont les plus fécondes (de 20 à 40 ans), et cela depuis le milieu des années 1990. Leur fécondité diminue aussi, et reste en 2018 le principal facteur expliquant la diminution du nombre des naissances”, peut-on lire dans l’enquête menée par l’Insee.

Cette proportion est en légère baisse depuis une trentaine d’années après avoir fortement diminué dans les années 1970 et 1980, conséquence des lois autorisant la contraception médicalisée puis l’avortement.

Les naissances précoces sont plus fréquentes dans les DOM

En 2018, 10,2 % des naissances en Guyane sont précoces et 9,9 % à Mayotte. C’est aussi dans ces deux départements que la part des jeunes femmes parmi la population féminine est la plus importante : respectivement 9,4 % et 9,9 % des femmes ont entre 15 et 19 ans. À La Réunion, 5,7 % des naissances sont précoces, 3,9 % en Martinique et 3,1 % en Guadeloupe.

Seuls deux départements de France métropolitaine ont un taux légèrement supérieur à celui de la Guadeloupe : l’Aisne et la Nièvre (3,2 %). La part des naissances précoces est supérieure à la moyenne nationale dans le nord de la France, et dans une large zone traversant la France depuis la région Grand Est jusqu’à la Charente, et enfin dans le sud, dans les Pyrénées Orientales et l’Aude (2,2 %).

Source : Insee, statistiques de l’état civil

À l’inverse, l’Île-de-France est la région où les naissances précoces sont les plus rares (0,8 %).

Les naissances issues de pères jeunes sont moins fréquentes aux Antilles françaises

Les naissances de mères nées après 1998 sont peu fréquentes, celles de pères du même âge le sont encore davantage, précise l’Insee dans son enquête. En 2018, 2 600 naissances concernaient un père né après 1998, soit 0,3 % des naissances. Dans la plupart des cas (64 %), la mère est elle-même née après 1998.

Comme pour les mères, les naissances issues de pères jeunes sont un peu plus fréquentes à Mayotte (1,5 %), en Guyane (1,0 %), à La Réunion (0,8 %) et dans les Hauts-de-France (0,6 %) et sont rares en Corse (0,1 %) et en Île-de-France (0,2 %). En revanche, au contraire des mères, elles sont peu fréquentes en Martinique (0,1 %) et en Guadeloupe (0,1 %).

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