La colonne de distillation de l'usine Bologne, démontée pour être nettoyée. ©A. Ascensio

Entamée dimanche soir, la Rum Factory Road de Caraïbes Factory démarre sur les chapeaux de roues. Cette « route du rhum » fait le tour des distilleries et autres institutions rhumières de la Guadeloupe. Pour le plus grand plaisir des participants, y compris de leurs hôtes, ravis de faire découvrir les savoir-faire locaux.

Au troisième jour de sa route du rhum bien à elle, Caraïbes Factory se dit plutôt contente. « On a été contacté par le CTIG et XL Airways, dans le cadre d’une opération qui s’appelle « fais ta valise ». Ils sont trois jours avec nous. Aujourd’hui on est avec le groupe Groupama », raconte, Sylvia Phibel-Puissant qui parle d’une opération réussie en raison de la « notoriété » des entreprises qui ont choisi de lui acheter des « Rhum tour », lesquels se répartissent dans les établissement ayant accepté de participer.

La science et l’histoire du rhum

Et c’est vrai qu’ils sont bien lotis, les visiteurs. Baladés, collation comprises, de distilleries en distilleries, ils bénéficient de la science du rhum de leurs hôtes. Ce mardi 13 novembre, c’était la rhumerie Karukera et la distillerie Bologne qui faisaient découvrir leur production, leurs savoir-faire et même quelques petites exclusivités.

On apprend la différence entre les fûts, et on découvre des nouveautés rhumières.

Différences entre les fûts de chêne américains ou français, couleurs, goût, terroir, variété de canne, techniques de dégustations, et de distillation dans la célèbre « colonne créole », ont été au programme de la journée qui réunissait quelques amoureux du liquide transparent ou coloré. « La palette aromatique évolue selon le fût, le temps passé dedans », indique Grégoire Hayot, de la rhumerie Karukera pour qui un rhum « exceptionnel » est celui qui aura été fait à partir de cannes très fraîchement coupées.

 

Il raconte aux visiteurs l’histoire de la canne, du sucre et du rhum, du XVe siècle à nos jours. Passionné, il fait comprendre à l’assistance  que les choix économiques résultent de choix politiques, qu’ils sont extrêmement liés à la géopolitique. « Quand on produit quelques c

Le groupe de visiteur emmené sur la route du rhum de Caraïbes Factory. ©A. Ascensio

hose on se protège et on met des taxes pour que les autres produits ne nuisent pas au sien », explique-t-il. Si les relations de cause à effet du protectionnisme sont un chouillas simplistes, on retient que l’exposé fascine et intéresse. « Nous sommes des Antillais et Guadeloupéens mais c’était agréable de découvrir et d’apprendre plein de choses que je ne savais pas sur l’histoire de la canne », indique Patricia Gyan, du groupe du jour.

Des bijoux en bouteilles

A la distillerie Bologne, c’est l’outil industriel qui se présente notamment aux convives, qui attendent tous le moment tant attendu de la dégustation. La seconde de la journée. « Heureusement qu’on repart en bus », souffle un membre du groupe, amusé.

La présence de Ian Burrel, influenceur célèbre dans le milieu du rhum et connu pour être un « ambassadeur », déclenche même, à chaque arrêt, la dégustation de petits bijoux liquides, encore non commercialisés, pour le plus grand plaisir de l’assistance. « Celui-là est le meilleur rhum que j’ai bu en 2018 », s’exclame Ian Burrel, en savourant la production du maître de chais de chez Bologne, créée pour l’anniversaire de l’établissement, plus que centenaire et dont la carafe sera vendue pas moins de 400 €.

L’événement semble plaire. Et de l’avis de Sylvia Phibel-Puissant, la conceptrice du projet, il pourrait même se pérenniser. Et puis dit-il elle « il y a tant à découvrir en Guadeloupe que la ressource est inépuisable ».

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*Mediaphore est partenaire de la Rum Factory Road.

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