Bob Marley en concert, 1980, Zurich, Suisse. ©Wikipedia/Ueli Frey/dr.jazz

La musique reggae, née en Jamaïque, a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, jeudi 29 novembre. Le comité de sauvegarde de l’Unesco, réuni à l’Ile Maurice, examine 40 demandes d’inscription jusqu’au 1er décembre 2018.

Le pouvoir du reggae, sacré par l’Unesco. L’organisme de l’ONU a inscrit, jeudi 29 novembre, ce style musical né en Jamaïque au patrimoine immatériel de l’Humanité. Issu de différents styles de musique (le ska jamaïcain, le rocksteady, le mento caribéen, le rythm’n blues, les musiques africaines), il a émergé à la fin des années 60 avant de se populariser aux États-Unis et au Royaume-Uni, grâce à de grandes figures comme le chanteur Bob Marley.

Le comité spécialisé de l’Unesco réuni à Port-Louis, capitale de l’Ile Maurice, a salué sa « contribution » à la prise de conscience internationale « sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité, et sa dimension à la fois ‘cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle ».

« Si, à ses débuts, le reggae était la voix des communautés marginalisées, il est désormais joué et adopté par une importante partie de la population, tous groupes ethniques et religieux confondus », a ajouté l’Unesco. « C’est une musique que nous avons créée qui a pénétré partout dans le monde », a commenté Olivia Grange, la ministre de la Culture de cette île caribéenne.

Revendiquée comme la musique des opprimés, le reggae est également indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié. Il rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d’Ivoire ou encore le gwoka en Guadeloupe.

40 demandes d’inscription

Le comité de sauvegarde du patrimoine immatériel de l’Humanité de l’Unesco doit encore examiner 40 demandes d’inscription jusqu’au 1er décembre. À ce jour, 20 pratiques culturelles supplémentaires ont été retenues.

Mercredi 28 novembre, la ville de Grasse dans les Alpes-Maritimes a été honorée pour ses savoir-faire liés au parfum. Près de 500 éléments sont actuellement au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Cette liste, qui met en lumière des savoir-faire portés par des communautés, s’allonge chaque année.

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