La doctrine des trois R : réduire, réutiliser, recycler. ©Gwada Zéro Déchet

L’association Gwada zéro déchet prodigue des conseils et réalise des ateliers pour aider ses compatriotes à réduire au quotidien la quantité de leurs déchets.

C’est après un appel à projet de l’Ademe que le groupement citoyen Gwada zéro déchet est né en Guadeloupe. « Notre premier objectif, c’était d’éduquer sur le tri et les bonnes manières de trier », indique Marie-Pierre, l’une des fondatrice du groupe. Gwada Zéro déchet opère sur trois terrains géographiques : à Sainte-Anne et à Petit-Bourg et Facebook où le groupe propose plein d’astuces et d’initiatives pour limiter son empreinte sur la planète.

Lors de la création du groupe, les membres fondateurs se sont de suite attaché à l’association Gwada Partage, qui a mis en place la Gratiferia et parle de la seconde vie des objets. « Nous promouvons les trois R, explique Marie-Pierre : Réduire, Réutiliser, Recycler. Gwada zéro déchets c’est sur le premier volet que nous agissons, puisque pour nous, le meilleur déchet c’est celui que l’on ne produit pas. »

Des ateliers de fabrication maison

Alors régulièrement l’association met en place des ateliers sur cette thématique comme par exemple, la fabrication de produits ménagers écolos et maison, pour éviter la surconsommation de produits chimiques d’une part, mais aussi de flacons d’emballage. « Nous avons déjà eu des ateliers de fabrication de gel d’aloès, ou encore d’objets du quotidien comme des serviettes de tables, pour éviter la consommation d’essuie-tout », raconte Marie-Pierre.

L’atelier Gwada zéro déchet propose de devenir plus écologique au quotidien. ©Gwada Zéro Déchet

Mais en Guadeloupe, parfois, tendre vers le zéro déchet relève du casse-tête : sur une île, les produits importés sont souvent très emballés. Alors Gwada Zéro prône le « consommer lokal », en allant au marché avec un panier ou un sac réutilisable, sans accepter les conditionnements tous prêts des commerçants », par exemple. Ou bien d’utiliser des savons et shampooings solides plutôt que des gels douches.

Un filtre plutôt que des packs d’eau

Et puis il y a le problème des bouteilles d’eau en plastique. Elles sont consommées ici à un rythme effréné. « Je fais souvent calculer aux familles leur nombre de bouteilles utilisées par mois (lorsqu’on est 4 membres de la même famille par exemple), et le budget que cela représente à la fin de l’année », explique Marie-Pierre qui ajoute : »Il faut savoir que sur 10 bouteilles, 1 est recyclée, 1 est transformée en matière non recyclable comme de la polaire, et les 8 autres finissent à la mer ». Et face au coût, et aux craintes de pollutions, elle donne une solution : placer un filtre chez soi. « L’investissement peut paraître important, mais ramené au prix annuel d’achat de toutes ces bouteilles… ».

Gwada Zéro déchet insiste sur la nécessité de trier. « On entend souvent dire qu’on ne sait pas où vont les déchets, mais est-ce une raison suffisante pour n’en avoir rien à faire ?

Articles similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.