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Le Parc national de la Guadeloupe a présenté ce mardi 6 novembre le projet de rapport de l’étude de faisabilité du plan de réintroduction des lamantins en Guadeloupe. Bilan : c’est toujours faisable, bien sûr mais à certaines conditions.

Après le départ de Kaï en octobre dernier pour le zoo de Vincennes (dans l’Hexagone), un autre lamantin pourrait-il séjourner nos eaux ? « C’est tout à fait faisable, en témoignent les exemples de réintroductions réussis au Brésil ou au Mexique, mais à certaines conditions », selon Hervé Léthier, auteur de l’étude de faisabilité du plan de réintroduction du lamantin en Guadeloupe. Le chercheur a présenté ses conclusions ce mardi 6 novembre au conseil d’orientation régional, au Parc national de la Guadeloupe.

Des animaux disponibles

La première condition, c’est d’avoir des animaux disponibles, donc des accord avec les pays étrangers dans lesquels on irait les chercher. « Tous les lamantins ne sont pas bons pour la réintroduction », précise le spécialiste. En effet, le projet pourrait aboutir avec une vingtaine d’animaux, des mâles et des femelles d’une certaine espèce de lamantin. Par exemple, ceux de Floride ne sont pas de l’espèce qui permet d’envisager le retour de l’animal dans nos eaux.

Une démarche multi-partenaire

La seconde, c’est qu’il faut que la démarche soit commune. Autrement dit que tous les acteurs mettent la main au portefeuille pour l’occasion. « Pour l’instant, c’est le Parc national qui a porté le projet seul, affirme Ferdy Louisy, le directeur du Parc de la Guadeloupe. Il faut que les engagements des collectivités, et de l’État se traduisent dans les faits ». Avec la nécessité préalable de chiffrer de manière détaillée le projet.

Réorienter la technique

Enfin, il faudra certainement réorienter certaines contraintes techniques pour éviter les déconvenues précédemment connues. Dans les mois passés, Junior et Kai, deux lamantins venus de Singapour ont connu les déboires de la maladie, de la mort.

D’ici la fin de l’année, le rapport complet, notamment le détail des risques, le montant des travaux, le chiffrage du projet, seront connus. Chaque instance dira quel sera son niveau de participation (financière notamment). Ensuite, le projet pourra être représenté à l’Union européenne pour obtenir des fonds.

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