© Page Facebook Officielle de Manuel Valls

Candidat à la mairie de Barcelone, Manuel Valls a quitté ses fonctions de député en France. Il laisse aussi derrière lui la présidence de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, à trois semaines du référendum sur l’autodétermination.

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Le 4 novembre 2018, 174.154 électeurs de Nouvelle-Calédonie devront répondre à cette question dans le cadre du référendum d’autodétermination. Pour préparer ce vote, « informer de la situation locale » et « favoriser le dialogue », une mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie a été nommé le 3 octobre 2017.

À sa tête l’ancien Premier ministre socialiste, Manuel Valls et 16 autres membres issus de tous les groupes politiques. Un an plus tard, la donne a changé. Candidat à la mairie de Barcelone, Manuel Valls a quitté la France, abandonnant son mandat de député et la présidence de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Le tout à seulement trois semaines de la tenue du référendum.

Le 2 octobre dernier, l’ex-député socialiste a adressé un courrier aux membres de la mission d’information dans lequel il fait part de son « optimisme pour l’avenir de ce territoire magnifique et complexe qu’est la Nouvelle-Calédonie, et ma confiance dans cette mission pour continuer d’imaginer son destin après le 4 novembre. »

Par ailleurs, invité sur la chaîne BFMTV, l’ancien Premier ministre est revenu sur les propos du député insoumis, Alexis Corbière, concernant son absentéisme à l’Assemblée nationale, et en particulier à la tête de la mission d’information. Ces allégations, l’ont « blessées » : « J’ai présidé toutes les missions, je suis allé en Nouvelle-Calédonie, j’ai été le rapporteur d’une loi qui a été votée à l’unanimité […] Les Calédoniens savent que je suis leur ami et que c’est un dossier que j’ai suivi ».

YAËL BRAUN-PIVET, NOUVELLE PRÉSIDENTE DE LA MISSION ? 

© Page Facebook Officielle de Yaël Braun-Pivet

Un autre membre de la commission pourrait-il siéger à la suite de Manuel Valls ? Aucune annonce n’a été faite à ce jour, mais Yaël Braun-Pivet, députée des Yvelines et actuelle vice-présidente de la mission serait disposée à occuper le poste de président laissé vacant. Lors d’un déplacement à Mayotte avec des membres de la mission, elle a avoué à nos confrères de Mayotte 1ère que « ce serait un grand honneur » pour elle de reprendre le flambeau. Même si, selon elle, ce serait  « dans la logique de l’institution », qu’elle succède à Manuel Valls, elle souhaite tout de même que, si elle devient présidente de la mission, ce soit par une décision de groupe majoritaire précise-t-elle.

Yaël Braun-Pivet a également affirmé que ni le départ de Manuel Valls, ni le référendum ne la feront dévier de sa tâche : « Notre mission est là pour accompagner sur la durée de notre mandature, elle ne s’arrête pas au moment de la consultation. C’est une mission sur le long terme. Nous avons travaillé en profondeur, nous continuerons à le faire. »

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