Les 30 et 31 octobre dernier, le Département de la Guadeloupe a organisé ses labs de l’insertion. L’idée ? Faire travailler ensemble les différents organismes et corps de métiers chargés de l’insertion des bénéficiaires du RSA, pour faire émerger des démarches innovantes.

De l’avis général, l’idée est bonne. Tous les participants se sont pris au jeu du lab de l’insertion organisé par le Département de la Guadeloupe. Réunis en équipes pluridisciplinaires, les différents participants, issus d’organismes d’insertion sociale comme Pôle emploi, le département, les communes, mais aussi bénéficiaire du RSA, etc… se sont vus imposer une thématique de réflexion. Le but ? Faire émerger une solution innovante de l’accompagnement des individus dans leur recherche de formation, d’accès au droit, ou formalisation de projet.

Les participants ont appliqué la méthode agile pour ce lab de l’insertion. © A. Ascensio
Jocelyn Appatore, bénéficiaire du RSA est venu participer au Lab. ©A.Ascensio

« J’ai été informé de la tenue de cet événement je suis donc venu participer. J’ai pu donner mon avis, je pense que c’est une très bonne initiative », raconte Jocelyn Appatore, bénéficiaire du RSA.

Le département en mode start-up

Le projet, décliné sur toute la Guadeloupe, dans les 5 zones de chaque collectivité d’agglomération aura fait, au final, émerger 45 projets.

Elie Califer, élu du département à l’insertion sociale. ©A. Ascensio

« Il sortira de ces idées quelques 3 à 5 projets que nous, le Département, souhaitons voir mis en œuvre en 2019 », explique Elie Califer, élu du département à l’insertion sociale. Pour lui, « cela fait des années que le Département cherche à faire émerger des solutions nouvelles ». Une ambition qui semble réalisée par la mise en place de cet événement, caractérisé par la méthode agile : post-it, stand up meeting et interdisciplinarité étaient au rendez-vous.

Les deux femmes qui agissent au sein même des familles, estiment que l’aspect psychologique du bénéficiaire du RSA n’est pas suffisamment pris en compte. ©A. Ascensio

Avec un défaut cependant : selon deux travailleuses dans l’insertion sociale, Louisette Zigaul et Sylvie Louber, chargée de l’accompagnement de familles, « l’aspect psychologique du demandeur et bénéficiaire du RSA n’a pas été suffisamment pris en compte. » Par ailleurs reste à noter que les bénéficiaires du RSA invités et présents font, malgré leur situation, partie des personnes les plus insérées dans ce public. Au point de vue national, le non recours au droit au RSA est massif.

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