©Ecole Guimanguin

Et si l’arbre enraciné derrière chez vous était salué pour son caractère exceptionnel ? C’est ce que propose le concours de l’« Arbre de l’année», lancé par l’Office National des Forêts et le magazine Terre Sauvage. Cette année, trois arbres ultramarins sont en lice. Le vote est ouvert à tous. 

C’est un concours des plus original. Depuis sept ans, l’Office national des forêts et le magazine Terre Sauvage font le tour de la France, chaque année, pour dénicher les plus beaux arbres de notre patrimoine. 16 spécimens remarquables, dont trois en Outre-mer, ont été retenus pour décrocher la prestigieuse distinction : Arbre de l’année.

Tout le monde peut inscrire n’importe quel arbre : une famille qui a un très vieux spécimen dans son jardin, un village qui a un arbre multicentenaire où l’on se rejoint dessous pour des festivités, ou bien un arbre découvert au détour d’une balade. « Le jury retiendra le lien entre l’arbre et les humains, son histoire », indique Pauline Cecotti, en charge de la communication du concours de l’Arbre de l’année.

Trois arbres d’Outre-mer

Cette année, trois arbres ultramarins sont en lice pour remporter le titre et l’on peut voter pour eux, ici, jusqu’au 2 décembre. Le spécimen qui recueillera le plus de suffrages recevra le « prix du public ». Les résultats seront connus le 6 décembre prochain, lors d’une cérémonie organisée à Paris au siège de la Fédération nationale des caisses d’épargne.

1. Le Ficus elastica en Guyane

Communément appelé « caoutchouc », le Ficus elastica en Guyane a été présenté au concours par l’école Guimanmin de Matoury. L’arbre qui mesure 12 m de hauteur pour 7,50 m de circonférence aurait été planté par un enfant, il y a déjà 25 ans, dans la cour de l’établissement.  » Il apporte beaucoup d’ombre dans cette partie de la cour. Il a un caractère majestueux et apporte un cachet supplémentaire à notre jolie école », indiquent les élèves.

crédit photo : Ecole Gunmanmin

2. Le Zamana en Martinique

Lauréat du « prix du public » en 2016, l’espèce Zamana est de nouveau en lice pour le concours. Cette fois-ci, le spécimen – candidat au titre de plus bel arbre de l’année – repose sur l’habitation Bellevue en Martinique et a été présenté par une société d’élagage chargée de tailler cet immense arbre dont l’envergure avoisine 1860 m². « Il nous a fallu 4 à 5 jours de grimpe pour en venir à bout. En effet, depuis sa plantation en 1955, hormis pour retirer les pousses de figuiers maudits, aucun nettoyage n’avait été effectué. Sans doute enlever les branches pendues cassées par les cyclones mais jamais un nettoyage ou mise en valeur », indique la société d’élagage.

Le Zamana de Martinique

3. Le baobab africain à La Réunion

Enfin, à La Réunion, c’est un majestueux baobab (Adansonia digitata) qui est proposé au vote. Cet immense spécimen, de 11,50m de circonférence et 17m de haute, trône dans le quartier des Camélias à Saint-Denis. « C’est très certainement un des vestiges de l’ancien domaine de Château Morange, sa présence nous parle quelque part de l’histoire humaine et urbaine dionysienne. Cet arbre est le premier arbre à avoir été intégré à l’Inventaire participatif des arbres remarquables de La Réunion animé par le CAUE depuis 2016 », indique le site du concours.

©Stéphane Michel

Une idée pour sensibiliser 

L’idée de cette compétition a germé en 2011 entre le magazine Terre Sauvage et l’Office national des Forêts. « Il s’agit de sensibiliser tout un chacun au rôle des arbres dans notre vie, et dans notre environnement, pour qu’on y réfléchisse à deux fois avant de le couper », rappelle Pauline Cecotti, en charge de la communication du concours.

Par ailleurs, les arbres sont les garants de la qualité de l’air que l’on respire. Mais pas seulement : la recherche a montré que les arbres communiquaient entre eux quand ils se sentent menacés. C’est une vraie voie d’exploration pour mieux comprendre la nature que l’humain détruit plus vite qu’il ne peut la réparer.

 

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