© Page Facebook d'Avily

Saint-Martin devrait bientôt compter une nouvelle compagnie aérienne dans ses rangs. Baptisé Avily, les lignes du futur transporteur seront réservées aux chefs d’entreprise et à leurs collaborateurs.

Le ciel antillais aiguise les appétits. Après Level et Norwegian, une jeune compagnie envisage de prendre ses quartiers dans les Petites Antilles. Basée à Saint-Martin, la compagnie Avily sera spécialisée dans les voyage d’affaires. Aux commandes du transporteur, quatre jeunes entrepreneurs : Gérôme Arnell, Maeva Brouillon (tous deux de Saint-Martin), Steeve Cellini (de Martinique) et Cédric Dalphrase (de Guadeloupe).

« Nous allons proposer des forfaits dont un illimité en termes de vols. Une entreprise achète ce forfait mensuel et ses collaborateurs pourront voyager autant de fois qu’ils ont besoin sans frais supplémentaires », expliquent les fondateurs à nos confrères de Soualiga Post. Des forfaits proposant un nombre limité de vols devraient être bientôt disponibles.

Les Antilles : un marché à fort potentiel

Avily est le fruit de la rencontre entre Gérôme, Cédric et Steeve. Les jeunes hommes, à l’époque en formation de pilote de ligne à Phoenix aux États-Unis, constatent « un engouement croissant pour l’aviation d’affaires » sur le marché américain.

Qu’en est-il dans les Caraïbes ? « Le marché total de l’aviation sur le marché caribéen est de 750 000 voyageurs. » Et 90% de ce trafic est généré par quatre plateformes aéroportuaires : la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Les Antilles possèdent donc un fort potentiel pour enrayer endiguer « une importante perte de temps dans les voyages d’affaires », observe le trio. Passionnée d’aviation, Maëva – diplômée d’un master en psychologie du travail – rejoint entre temps l’aventure.

Avec le lancement d’Avily, les entrepreneurs entendent « faire d’un moyen de transport un outil de travail grâce notamment au networking à bord » et ambitionnent de devenir « un accélérateur d’entreprises ».

Levée de fonds

Mais avant de s’élever dans l’horizon, la compagnie aérienne doit séduire des investisseurs : « Nous sommes aujourd’hui en train de préparer notre première campagne de financements qui permettra d’entamer les premières actions administratives, notamment les autorisations de vols. Ce sont de très lourdes démarches dans lesquelles nous devons être accompagnés par des cabinets spécialisés », explique Gérome.

Le projet est également soutenu par plusieurs organismes comme l’IFAG, un incubateur de startups à Paris et la Banque Publique d’Investissement (BPI) ou encore l’association Jeunesse Outremer.

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