© Martial Dosdane / Province Sud

Le Caillou a adopté trois arrêtés pour protéger certaines zones du parc naturel de la mer de corail. Cette décision a été saluée par le gouvernement et le WWF (World Wide Fund for Nature).

 La planète se réchauffe et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Selon une étude de la revue scientifique anglaise Nature, entre cette année et 2022, les températures seront encore plus chaudes que celles envisagées par les scientifiques. Ainsi, cela pourrait « temporairement renforcer » le réchauffement déjà en cours, mais aussi augmenter les risques d’ouragans.

En termes d’ouragans, tsunamis et autres catastrophes naturelles, les DROM-COM sont particulièrement exposés. C’est surtout le cas des récifs coralliens qui subissent, avec le réchauffement des eaux, le blanchiment des coraux. Afin de protéger l’un des plus vastes réserves marines au monde (1,3 millions de km2), abritant plus de 2000 espèces de poissons, 310 espèces de coraux ainsi que plus d’un tiers des récifs vierges de planète, des arrêtés ont été adoptés par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le 14 août.

Une « avancée concrète et irréversible »

Les arrêtés adoptés créent à l’intérieur du parc naturel de la mer de corail une réserve intégrale de 7.000 km2 et une réserve naturelle de 21.000 km2, qui couvrent plus d’un tiers des exceptionnels récifs calédoniens, a indiqué le gouvernement du territoire dans un communiqué. « C’est une étape majeure dans la structuration du parc naturel marin de la mer de corail, qui abrite et protège près d’un tiers des récifs coralliens les plus précieux de la planète », a commenté sur Facebook le secrétaire d’État à la Transition écologique Sébastien Lecornu, se réjouissant d’une « avancée concrète et irréversible ».

Toute activité humaine (à l’exception des recherches scientifiques) est désormais interdite sur certaines parties du récif, notamment celles qui accueillent les tortues vertes, les requins ou les baleines à bosse. Certaines activités dans la réserve sont maintenant réglementées. C’est le cas de la pêche (y compris pour sa consommation personnelle) ainsi que les sports nautiques motorisées ou les bivouacs. L’accès y est réglementé. Il faut à présent débourser, et les opérateurs touristiques doivent obtenir en amont, une autorisation du gouvernement. Les bateaux de plus de 200 passagers sont également interdit.  « Le tourisme dans nos eaux n’était pas réglementé. Jusqu’à présent, n’importe quelle croisière pouvait s’organiser dans l’espace du Parc sans en formuler la demande. Depuis ce matin, c’est terminé. Il y aura des règles à observer. Et la première sera d’obtenir une autorisation. » a déclaré Philippe Germain, président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, lors d’une conférence de presse, mardi 14 août.

Une décision saluée également par le WWF (World Wide Fund for Nature). « Avec une bonne gestion, ces aires marines protégées aideront à maintenir les populations de poissons et la santé des écosystèmes qui permettra aux récifs de résister aux impacts du changement climatique. Ce leadership doit inspirer d’autres gouvernements », a indiqué dans un communiqué John Tanzer, de WWF International. Le récif corallien calédonien est inscrit depuis dix ans au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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