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La Nouvelle-Calédonie, alias le « Caillou » du Pacifique, est un ensemble d’îles et d’archipels pleins de charme. En 2017, elle a attiré et séduit plus de 120 000 touristes, venus des quatre coins de la planète.

Quels sont les bons ingrédients pour un séjour de vacances remarquable ? En Nouvelle-Calédonie, les touristes citent volontiers les plages de rêve, l’hospitalité des habitants, ses paysages magnifiques… Sans oublier son lagon, le plus grand du monde, qui traverse six sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

La Nouvelle-Calédonie est une collectivité française, composée d’un ensemble d’îles et d’archipels d’Océanie, situés en mer de Corail et dans l’océan Pacifique Sud. Détente, culture, nature, aventures… et des visites de sites magnifiques comme les cinq, à découvrir ci-dessous :

1. L’Île des Pins (Kunié en langue kanak, Kwênyii
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Ce joyau, situé dans la Province Sud de la Nouvelle-Calédonie, est surnommé « Île la plus proche du paradis » (à l’instar de l’île d’Ouvéa). Son centre est occupé par un plateau avec un léger relief dont le point culminant est le Pic N’Ga. L’Île des Pins fait le bonheur des adeptes de la randonnée aquatique pour ses eaux cristallines. Mais elle est surtout réputée pour ses grandes plages de sable blanc, comme celle de Kuto, ainsi que pour ses nombreuses baies comme la Baie de Kanumera, Baie d’Oro, Baie d’Upi. L’Île des Pins regorge d’endroits mystiques à visiter comme la Grotte de la Reine Hortense (grotte d’Oumagni).

2. L’Île de Lifou (Drehu en langue kanak)
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Lifou est l’une des quatre îles Loyauté de la Nouvelle-Calédonie, avec Maré, Tiga et Ouvéa. Les îles font partie des aires coutumières Drehu (Lifou et Tiga), Iaai (Ouvéa) et Nengone (Maré). Lifou est la plus peuplée (10 000 habitants), ainsi que la plus vaste avec ses 1150 km2, une superficie plus grande que celle de la Martinique ou encore l’île de Tahiti. Lifou possède de magnifiques plages de sable blanc : Peng, Kiki, Luengoni, Chateaubriand, Wadra Elle est également réputée pour les créations sur bois réalisées par les artisans sculpteurs kanaks. Ses grottes, ses falaises et ses paysages qui offrent de belles randonnées pédestres aux visiteurs. Son produit phare : la vanille. En 1860, le premier vanillier (une variété d’orchidées) a été confié au clan Ahmelewedr par le pasteur anglais Samuel Mr Samuel Mcfarlane qui avait ramené des plants de Madagascar.

3. L’Île d’Ouvéa (Iaai en iaai, Uvea en faga-uvea)
© iles-louyautés.com

Ouvéa est l’un des plus beaux atolls du Pacifique. L’île, composée de deux parties, une au sud et l’autre au nord, jointes par un isthme, est surnommée (à l’instar de l’île des Pins) l’« île la plus proche du Paradis », reprenant le titre de l’ouvrage de l’écrivaine japonaise Katsura Morimura, paru dans les années 1970 dont l’intrigue se situe sur l’île.

Depuis 2008 l‘ensemble de l’île d’Ouvéa, ainsi que l’île Beautemps-Beaupré qui lui est rattachée, font partie des lagons de Nouvelle-Calédonie inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le lagon d’Ouvea est fermé au nord et au sud par une série de récifs et d’îlots appelés les Pléiades du sud et du nord. Ce bijou de l’archipel calédonien recèle donc de magnifiques plages de sable blanc comme celle de Mouli, pas loin des falaises de Lékiny. Autre beauté de l’île d’Ouvéa : « le Trou aux tortues » (appelé Trou Anep). Cette crique, située au cœur de la forêt, abrite – comme son nom d’indique – de magnifiques tortues. Si vous êtes attentifs, vous pourrez en repérer quelques-unes. Les habitants, notamment les enfants de l’île, ont l’habitude d’y piquer une tête.

C’est également un lieu chargé d’histoire pour la culture kanak : le 22 avril 1988, Ouvéa est le théâtre d’un drame humain, qui a causé la mort de 19 kanaks, 4 gendarmes et 2 militaires (22 gendarmes ont été retenus en otage dans la grotte de Gossanah au nord de l’île et la gendarmerie de Fayaoué, par des indépendantistes Kanaks du FLNKS , ndlr).

4. Le Cœur de Voh

© Twitter

Beaucoup savent à quoi il ressemble, peu connaissent son nom. Le Cœur de Voh est une clairière naturelle de quatre hectares dans la mangrove, bordant le lagon calédonien, situé dans la commune de Voh, sur la Grande Terre de Nouvelle-Calédonie. Cette formation végétale a été prise en photo pour la première fois en 1945 par l’armée américaine, elle a ensuite participé à la notoriété du photographe Yann Arthus-Bertrand, qui en a fait la couverture de son livre « La terre vue du Ciel » en 1999. Pour l’admirer et apprécier la vue à couper le souffle de cette part de la Grande-Terre, vous devrez prendre l’ULM.

5. Parc provincial de la Rivière Bleue

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La faune et la flore de la Nouvelle-Calédonie sont très riches. Créé en 1980, le Parc provincial de la Rivière-Bleue en est le parfait exemple. Il abrite plusieurs espèces endémiques et rares, qui vivent sur pas moins de 9000 hectares. Il concentre deux types de milieux typiques des paysages néo-calédoniens : le maquis minier (sur péridotites) et la forêt humide. Le parc est réputé pour être l’un des derniers endroits où le cagou, espèce protégée devenue un emblème de la Nouvelle-Calédonie, peut être observé dans son habitat naturel. Parmi les autres espèces endémiques : le méliphage toulou, ainsi que le corbeau calédonien, le notou ou le gecko à crête. Sans oublier le kaori géant, un des plus anciens spécimens connus (environ 1000 ans). Côté flore, des plantes carnivores comme le Drosera neocaledonica et le Nepenthes vieillardii.

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