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Ce n’est plus un secret, le secteur du tourisme connaît un essor progressif depuis plusieurs années en Outre-mer. Exemple en Guadeloupe, où le tourisme se veut être désormais un moteur de l’économie locale.

En 2017, s’il y a bien un secteur qui n’a pas chômé en Guadeloupe, c’est bien celui du tourisme. Un travail de sape des professionnels du secteur qui a porté ses fruits puisque selon une étude réalisée par la Région Guadeloupe, le tourisme en Guadeloupe connaît une sacrée embellie.

Alors que certains pensaient que le passage des ouragans Irma et Maria auraient causé du tort aux îles de la Caraïbe, plus particulièrement, celles des Antilles françaises, au final, le secteur du tourisme a relativement bien résisté aux jours d’inactivité et dégâts causés par les ouragans. Ainsi, plus d’un quart des entreprises interrogées dans ce secteur estiment que les ouragans ont eu un impact positif sur leur activité, révèle une enquête de l’Insee, sur la fréquentation hôtelière en Guadeloupe.

La France hexagonale, fournisseur officiel de vacanciers

Nul n’est censé ignorer que le soleil, la chaleur et les plages trouvent preneurs au moment où l’hiver s’installe en Europe. A partir du mois d’octobre ou encore de novembre, bon nombre d’européens et surtout des français, mettent le cap sur les destinations exotiques dont fait partie la Guadeloupe.

Le département d’Outre-mer implanté dans la mer des Caraïbes fait rêver. En 2017, plus d’un million de touristes de séjours se sont rendus en Guadeloupe en provenance de la France hexagonale. Près de 70% des touristes venus sur l’île aux belles eaux résident en France hexagonale, soit 6 points de plus qu’en 2016, révèle une enquête menée par la collectivité régionale de l’île.

Les résultats de l’enquête démontent que le choix de l’hébergement varie en fonction de la catégorie des visiteurs. Près de 70% des touristes venus en Guadeloupe résident en France hexagonale, soit 6 points de plus qu’en 2016. Durant la haute saison, deux tiers des touristes sont venus en solo (33%) ou en couple (32%). Ils disposent d’un budget moyen de 1050 euros (hors billet d’avion) qu’ils dépensent lors d’un séjour de 15 jours en moyenne. La part de touristes nord-américains se maintient à 6% (+1%), ce qui confirme leur intérêt pour la destination.

L’activité touristique, moteur de l’économie de la Guadeloupe

En 2017, l’aéroport Pôle Caraïbes de la Guadeloupe, enregistre 2 304 973 passagers (hors transit). Des données chiffrées, en hausse de 6,8 % (+7,8 % en 2016) selon l’Institut d’Emission Des Outre-Mer (IEDOM). Le nombre de croisiéristes augmente de 15,7 % en 2017.

Le focus réalisé par l’IEDOM sur l’économie de la Guadeloupe en 2017, met en exergue le secteur touristique qui réalise une bonne année. Une réussite liée sans conteste au passage des ouragans Irma et Maria sur les Caraïbes et les Iles du Nord en particulier, peu avant la fin de l’année. Ainsi, les touristes se sont détournés des îles dévastées de la Caraïbe pour mettre le cap sur des destinations tels que la Guadeloupe et la Martinique, entre autres.

Comme le dit le proverbe, « le malheur des uns, fait le bonheur des autres ». Il n’y a pas mieux comme proverbe pour illustrer en partie, les chiffres rayonnant du tourisme dans les Antilles françaises. Une opportunité que la Guadeloupe, la Martinique ont saisi puisque selon les données répertoriées par les professionnels du secteur, la saison touristique est plus que florissante. Si la Guadeloupe sourit, le son de cloche est le même pour la Martinique qui annonce avoir accueilli plus d’un million de touristes en 2017.

Un nouveau souffle pour ces îles qui ont connu des années difficiles après la crise économique de 2009, avec la baisse de fréquentation des hôtels et la concurrence accrue de certaines destinations comme Cuba ou la République dominicaine. (source : Manageo).

2017, un tremplin pour l’avenir ?

Si l’heure est à la réjouissance du côté des acteurs du tourisme aux Antilles françaises, le chemin est encore long car l’objectif reste bien évidemment de maintenir la cadence et surtout, prolonger le plaisir. Entre le nombre de croisiéristes en hausse, une fréquentation hôtelière qui croît également (+23,6 % de nuitées, selon l’Iedom) ou encore, un trafic passagers dans les aéroports de Guadeloupe et de Martinique en hausse, il y a de bonnes raisons de croire que l’année écoulée servira de tremplin pour faire du tourisme une locomotive de l’économie dans les Antilles françaises.

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