© StudNLife

Allan Louber, un étudiant de 22 ans en ingénierie informatique à Esiea Paris, a créé l’application mobile StudNLife. Son objectif ? Accompagner ses camarades dans leur parcours universitaire et participer à l’animation de la vie étudiante. Agenda en ligne, groupes de discussion, événements associatifs… Toutes ses fonctionnalités ont déjà séduit une dizaine de campus dans l’Hexagone.

© Allan Louber

« Quand je suis arrivé, il y a trois ans, dans mon IUT informatique Paris Descartes, on n’avait pas d’application”, se souvient Allan Louber, le co-fondateur de StudNLife, une application lancée en 2014. Nous avions juste un emploi du temps sur papier, inaccessible sur le site de l’école car il n’était pas optimisé pour ».  

À l’époque, l’étudiant âgé de 22 ans aujourd’hui est obligé de photographier son planning, mais n’est pas informé quand surviennent des modifications. « Je suis déjà allé en cours à 8 heures alors qu’il n’y en avait pas », déplore le jeune Guadeloupéen.

Frustré et déçu que la vie étudiante à Paris soit « loin de l’esprit des confréries des séries américaines », il réfléchit à un moyen de la rendre « plus sociale, connectée et conviviale ». Ainsi, avec trois camarades, Dominique Besson, Lilyan Baltaze et Noémie Pruvot, il se lance dans la conception – StudNLife qui a été téléchargée près de 2000 fois depuis sa création.

Un « écosystème »

L’occasion aussi pour le quatuor de s’initier à un nouveau langage de programmation informatique (Java, ndlr) pendant leurs cursus. Pendant deux ans et demi, ils testent l’appli au sein du campus de Descartes. Les premiers retours sont positifs : « Des anciens élèves nous ont dit qu’ils auraient aimé avoir une application comme la nôtre pendant leurs études », se réjouit Allan Louber.

Chaque jour, plus d’une centaine d’étudiants s’y connectent pour consulter leur emploi du temps (disponible même hors connexion), discuter entre eux via le forum ou le chat privé. Mais pas seulement, car l’étudiant en école d’ingénieur voit son projet comme un « écosystème ».

StudNLife promeut aussi les actualités qui rythment la vie étudiante d’un établissement. Dans la rubrique « News », les utilisateurs ont accès à des bons plans et des événements organisés par des associations de leur campus. Les créateurs de l’application ont d’ailleurs lancé en 2017 un jeu concours sous la forme d’une exposition photo, avec une asso du campus de Descartes. Les lauréats seront ensuite exposés dans l’établissement. Allan Louber a récidivé cette année avec son nouvel établissement : l’école d’ingénieur Esiea Paris.

Le voici , le voilà, le premier concours de l'Esiea Games Awards.Vote pour ta photo préférée.Le résultat sera dévoilé le 7 Mai 2018 à 21h ;)

Publiée par StudNlife sur lundi 30 avril 2018

« J’ai remarqué que pas mal d’étudiants avaient une passion à partager », explique l’étudiant en alternance. Comment valoriser ces talents en pâtisserie, dessin ou encore photographie ? L’équipe créé l’onglet « Spotlight » pour mettre en avant les œuvres de ces élèves et leur permettre de se faire connaître.

Première start-up

Neuf établissements (Paris 2 Panthéon-Assas, Paris Dauphine, Paris Descartes, Evry-Val-d’Essonne, Grenoble École de Management, IUT de Montreuil, Paris Sud, Paris Sorbonne et Paris-Est Créteil) font déjà partie de la liste des campus universitaires où les étudiants ont adopté StudNLife. Soucieux de la protection des données personnelles, «nous n’utilisons pas les données des facs », précise Allan Louber.

Pour se connecter, il suffit de s’inscrire avec l’adresse mail liée à son école. On accède après gratuitement à son planning de cours et les autres fonctionnalités de l’appli. Un « mode invité » existe aussi pour ceux dont l’université n’est pas encore affiliée à StudNLife.  « L’université des Antilles est aussi intéressée », confie Allan Louber qui a déjà effectué un premier  rendez-vous avec l’administration de l’établissement. L’étudiant en ingénierie de 22 ans espère pouvoir « regrouper tous les campus de France. »

En attendant, le quatuor à la tête de StudNLife jongle entre les cours, les devoirs scolaires et l’amélioration de l’application. Outre le design, le chat privé et le confort des utilisateurs, ils souhaitent « mieux cerner notre cible pour savoir quel contenu leur plaît », indique Allan Louber.

Le créateur de StudNLife réfléchit aussi à un modèle économique à moyen terme pour générer des bénéfices, comme la mise à disposition d’un système de billetterie pour des associations étudiantes « pour leur permettre de vendre des places en passant par l’appli ». Autre possibilité : des partenariats sur des projets et des événements, avec à la clé des petites commissions.

Le jeune Guadeloupéen rêve aussi de voir son « premier gros projet hors cadre scolaire » devenir sa première start-up. Récemment, StudNLife a intégré l’incubateur de Paris Descartes. Un nouveau cap qui nourrit les ambitions d’Allan Louber et pour qui sait… marcher dans les traces de son idole, Elon Musk.

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