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Les Guadeloupéennes présentent une surmortalité de 67% par rapport aux femmes résidant en France hexagonale d’après étude révélée par l’ORSaG. Après le cancer du sein, les cancers du col et du corps de l’utérus constituent la deuxième catégorie de cancers les plus fréquents.

D’après les données des registres des cancers, la Guadeloupe a le taux d’incidence pour cancer du col de l’utérus le plus élevé de France. L’Observatoire Régional de la Santé en Guadeloupe (ORSaG) laisse entendre qu’un éventuel retard de diagnostic et des difficultés de prise en charge des cancers de l’utérus en Guadeloupe seraient à l’origine de cette situation dans l’archipel.

Quelques chiffres sur les cancers de l’utérus en Guadeloupe (ORSaG)

  • Entre 2009 et 2013 : 68 nouveaux cas de cancers utérins en moyenne par an
  • De 2012 à 2014 : 48 nouvelles admissions en ALD (affection longue durée) par an. Le taux standardisé de nouvelles admissions en ALD pour les cancers de l’utérus est très inférieur à celui de la France hexagonale (22 et 28 nouvelles admissions pour 100 000 femmes)
  • Entre 2010 et 2014: les cancers de l’utérus ont été responsables du décès de 31 Guadeloupéennes en moyenne par an
  • Guadeloupe : 2e région de France ayant le taux de mortalité par cancer de l’utérus le plus élevé après la Guyane
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ORSaG

Comment prévenir le cancer de l’utérus?

Les cancers du col et du corps de l’utérus sont deux maladies avec des causes bien distinctes. Prévenir ces maladies nécessite donc des mesures différentes.

Les mesures de prévention du cancer du corps de l’utérus sont les suivantes:

  • la pratique d’une activité physique régulière
  • le maintien d’un poids de forme
  • la prise d’un traitement hormonal adaptée

Pour prévenir le cancer du col utérin, il existe deux mesures :

  • les vaccins prophylactiques destinés à lutter contre certains types d’HPV (Human Papilloma Virus, NDLR) à l’origine des lésions génitales précancéreuses et cancéreuses
  • Le dépistage du cancer du col utérin

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande la vaccination des jeunes filles entre 11 à 14 ans. Un rattrapage est également possible pour les jeunes femmes de 19 ans. Il est important de noter que les vaccins prophylactiques préviennent l’apparition des lésions, mais ne soigne pas l’infection, ni n’assure une protection contre tous les types de HPV.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus repose sur un frottis cervico-utérin (FCU). La Haute autorité de santé (HAS) préconise de se soumettre à cet examen tous les trois ans à la suite de deux frottis normaux à un an d’intervalle, chez les femmes entre 25 et 65 ans qui ne présentent aucun symptôme.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus devient une cause nationale

En France, le dépistage par frottis relève surtout d’une démarche individuelle. Il est donc en étroite relation avec le suivi gynécologique. Or, de nombreuses femmes ne bénéficient pas de ce suivi gynécologique régulier. Il s’agit essentiellement des femmes âgées de 50 à 65 ans et des femmes des catégories socio-économiques les moins favorisées. Pour pallier cette inégalité, les autorités de Santé ont donc inscrit l’organisation d’un programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus comme priorité du Plan cancer 2014-2019. L’objectif étant de permettre à chaque femme âgée de 25 à 65 ans d’accéder à un dépistage régulier. Par conséquent, les populations les plus vulnérables ou les plus éloignées du système de santé en tireront un bénéfice certain. Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus devrait être généralisé à l’ensemble du territoire national en 2018.

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