Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon. © Shutterstock / GERARD BOTTINO - MathieuMD / Wikimedia Commons

Après l’annulation de l’élection de Lénaïck Adam début décembre, le délégué général de LREM et le chef de file de La France insoumise sont venus soutenir leur candidat respectif à la législative partielle des 4 et 11 mars.

La majorité présidentielle va-t-elle perdre un autre député ? Christophe Castaner n’y compte pas. Le délégué général de La République en marche (LREM) est en Guyane depuis le 23 février pour apporter son soutien à Lenaïck Adam, député sortant. Ce lundi, c’est le porte-drapeau de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, qui arrive sur le territoire pour faire campagne aux côtés de Davy Rimane (collectif « Pou Lagwiyann Dékolé »).

Les deux ténors, potentiels rivaux en vue des municipales à Marseille, viennent prêter mains fortes à leur candidat respectif. Une législative partielle dont l’enjeu est de taille, un an après un mouvement social d’ampleur et quelques semaines après les revers du parti présidentiel au Territoire de Belfort et dans le Val-d’Oise.

En juin dernier, Davy Rimane a déposé un recours contre l’élection de Lénaïck Adam (Guyane Rassemblement). Le député bushinengué de 26 ans, diplômé de Sciences Po en Finance et Stratégie, a été élu en juin dernier dans la seconde circonscription de Guyane, sous l’étiquette LREM. Il figurait parmi les plus jeunes à siéger à l’Assemblée nationale.

Début décembre, le Conseil constitutionnel a invalidé son élection après des irrégularités constatées dans deux bureaux de vote de la commune de Maripasoula (sud-ouest guyanais), sans compter le faible écart des voix entre les deux candidats (57).

Lénaïck Adam vs Davy Rimane

« Lénaïck est un type formidable, j’ai découvert cet homme et j’ai aimé sa passion, son parcours de vie et ce qu’il représente, je voulais être à ses côtés pendant la campagne », a indiqué Christophe Castaner, le chef de file des Marcheurs à sa descente de l’avion. Le député sortant a également reçu le soutien de l’UDI et du président de la collectivité territoriale de Guyane Rodolphe Alexandre.

Au programme de Christophe Castaner – dont le déplacement se termine ce lundi 26 février 2018 : rencontre avec des élus locaux, de la population notamment des chefs amérindiens, deux réunions publiques à Kourou et Saint-Laurent du Maroni, ainsi que la visite du centre spatial de Kourou. Son objectif : mobiliser un grand nombre d’électeurs en vue du scrutin des 4 et 11 mars.

 

Du côté du chef des Insoumis, il sera accompagné dans son déplacement, par la députée LFI Danièle Obono, arrivée jeudi dernier en Guyane. Le programme de Jean-Luc Mélenchon n’a pas encore été communiqué. Il restera jusqu’au 5 mars pour appuyer la candidature de Davy Rimane, 38 ans, syndicaliste à EDF Guyane et figure de proue du mouvement social.

À noter que l’ex-candidat à la présidentielle était arrivé en tête avec 24,72% des voix au premier tour en Guyane, devançant de peu la présidente du Front national Marine Le Pen (24,29% des voix).

De plus, Davy Rimane peut également compter sur le soutien de Léon Bertrand, ex-ministre du Tourisme de Jacques Chirac, et maire de Saint-Laurent-du-Maroni.

Sept autres candidats

L’abstention sera également un facteur de taille dans cette élection. Lors du premier tour des législatives, seul un quart des électeurs s’étaient rendus dans les urnes.

Cinq autres candidats ont également déposé leur candidature : David Riché, maire de Roura et président de l’association des maires de Guyane ; Jean-Philippe Dolor, ex-directeur de campagne de Lenaïck Adam ; José Makébé, chef d’entreprise lui aussi d’origine bushinengué ; Jérôme Harbourg pour le Front national ; et Georges Mignot, pour l’Union populaire républicaine (UPR).

Le président de ce parti et ex-candidat à la présidentielle, François Asselineau, se rend aussi en Guyane du 25 février au 05 mars pour lui apporter son soutien. Il sera accompagné par Vincent Brousseau, chargé des questions monétaires à l’UPR et ancien responsable de la politique monétaire au sein de la Banque Centrale Européenne à Francfort.

En plus de la Guyane, cinq autres législatives partielles, prévues dans les prochaines semaines, risquent de secouer le pouvoir en place, notamment dans deux autres départements et collectivités d’Outre-mer : Mayotte et Wallis-et-Futuna.

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