La Guadeloupe accueillera le plus grand parc éolien des Antilles françaises

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Plus que jamais, la Guadeloupe s’inscrit semble faire de la transition énergétique, une priorité. Pour preuve, les investissements prévus en matière d’énergie renouvelable d’ici 2030. Une dynamique qui permettrait à l’île aux belles eaux d’abriter prochainement le plus grand parc éolien des Antilles françaises.

Ce n’est pas nouveau, la Guadeloupe se veut être une référence en terme d’énergie renouvelable. Pour se faire, le département d’Outre-mer mets les moyens et surtout ne lésine pas sur ces derniers. Preuve en est avec ce projet pharaonique de centrale éolienne qui devrait voir le jour d’ici fin 2018. Selon Energeek, le groupe Valorem, opérateur en énergies vertes à l’origine du projet, a annoncé le 20 janvier dernier son intention de lancer le premier parc éolien « multi-mégawatt » des Antilles françaises, « à la fin de l’année 2018 » dans la commune de Sainte-Rose, située en nord Basse-Terre.

D’un budget global de 50 millions d’euros, financé par Valorem (65%), la Caisse des Dépôts (30%) et Guadeloupe-EnR, une société d’économie mixte locale (5%), ce parc comptera 8 éoliennes réparties sur 12.000 m2 pour une puissance cumulée de 16 MW, détaille le magazine spécialisé. « Avec 16 mégawatts de puissance installée, il produira 35 gigawattheures, soit l’équivalent de la consommation de 17.000 personnes », explique à l’AFP Loïs Pacou, chargé du projet au sein de Valorem.

Autant dire que la Guadeloupe confirmerait son statut de modèle de développement durable pour toutes les zones non-interconnectées lors de la COP22 de Marrakech en novembre 2016. Si pour l’heure, l’énergie éolienne dans l’archipel repose sur la production générée par les parcs éoliens de Marie-Galante, la Désirade ou encore, en Grande-Terre, bientôt la Basse-Terre accueillera ses premières éoliennes.

Un parc éolien version « mastodonte »

Puissant et résistant, deux qualités que possédera le parc éolien qui sortira de terre d’ici fin 2018. Doté de turbines anticycloniques adaptées aux conditions climatiques parfois extrêmes des Antilles (on retrouve le même type de dispositif innovant à l’île Maurice ou en Jamaïque), le parc éolien de Sainte-Rose pourra produire de l’énergie, même en cas de cyclone, précise Energeek. Il sera « capable de résister à des vents cycloniques de 150 km/h », poursuit le chef du projet. Une innovation bienvenue pour assurer une production la plus régulière possible dans le temps et qui s’ajoutera à un système de stockage sur batteries (dit Energy Management System), couplé à un smart grid (réseaux d’électricité intelligents), pour sa gestion.

Pour rappel, la Guadeloupe a pour ambition d’atteindre les 50% d’énergie renouvelable d’ici 2030 et l’autonomie énergétique à l’horizon 2050. Avec l’installation de cette centrale éolienne en Basse-Terre, la Guadeloupe devient la locomotive de l’énergie renouvelable aux Antilles françaises avec son mastodonte qui générera une puissance jamais vue sur le territoire à ce jour ainsi qu’un système de stockage et de gestion de l’énergie optimisé. L’éolien a encore de beaux jours devant lui.

Retrouvez le dossier complet ici : « Guadeloupe : le plus grand parc éolien des Antilles françaises pour fin 2018« 

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1 Comment

  1. LEGENDRI sur 11 février 2018 à 16 h 49 min

    Et bien, ma foi, c est très bien !

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