L'équipe de secours déblaie les gravats après le séisme de 7,8, en Équateur, le 18 avril 2016. © Fotos593 / Shutterstock.com

Mauvaise nouvelle pour les territoires d’Outre-mer, sensibles aux tremblements de terre. Selon une étude, l’année 2018 devrait être particulièrement propice aux séismes de magnitude 7, et plus, à travers le monde.

Plus fréquents, plus menaçants… Cela a de quoi faire frémir. L’année 2018 devrait être une année intense en tremblements de terre, selon une étude réalisée par des géologues américains et publiée dans par le journal scientifique Geophysical Research Letters. La raison selon ces chercheurs ? La Terre tourne assez lentement (une milliseconde/jour) et elle connaît des variations de rotations périodiques. Ces variations de la vitesse de rotation pourraient expliquer ces augmentations de séismes et la hausse de leurs intensités. « La corrélation entre la rotation de la Terre et l’activité sismique est forte, et elle suggère qu’il va y avoir une augmentation du nombre de tremblements de terre intenses l’an prochain » explique Roger Bilham, l’un des chercheurs ayant réalisé cette étude, interrogé par le journal britannique The Guardian.

Les chercheurs ont analysé plusieurs séismes ayant chacun une magnitude 7, et qui sont tous survenus après 1900. Ces recherches ont dévoilé que, durant ce laps de temps, il y a eu cinq périodes où les séismes ont été plus intenses que d’habitude. « Pendant ces périodes, il y a eu entre 25 et 30 séismes de forte intensité par an. Le reste du temps on est à environ 15 », précise Roger Bilham

De plus, le fait que la vitesse de la rotation de la terre ait diminué depuis plus de quatre ans ne facilite pas la situation, « l’an prochain on devrait voir une augmentation du nombre de séismes sévères, en conclut le scientifique. On pourrait en avoir 20 en une année, à partir de 2018 […]  C’est simple, la terre nous offre un aperçu de ce que seront les futurs tremblements de terre. » 

Les pays et régions tropicaux particulièrement menacés 

L’étude souligne que les pays tropicaux (dont les territoires d’Outre-mer) et ceux étant près de l’Équateur sont particulièrement exposés. Nous avons déjà pu en avoir un aperçu récemment avec un séisme de magnitude 6 ressenti en novembre dernier à Wallis-et-Futuna. La Nouvelle-Calédonie est très sujette à ce type d’évènements depuis fin octobre (dont 1 de magnitude 7 et deux de magnitudes 6,6 et 6,4). Ces événements, qui ont déclenché une alerte tsunami, n’ont heureusement pas fait de victimes.

Et n’oublions pas bien sûr Haïti, qui en 2010, a connu le pire tremblement de terre de son histoire avec une magnitude entre 7 et 7,3 sur l’échelle de Richter (qui en compte 9) et ayant fait plus de 200 000 morts.

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