L’année scolaire 2018 apporte son lot de changement aux élèves de terminale. Désormais, leur entrée à l’université ne sera plus par la voie de Admission Post-Bac (APB), mais pas Parcoursup. Comment fonctionne ce nouvel outil qui ouvre le 15 janvier prochain ?

Exit « APB », bienvenue à « Parcoursup ». L’accès à l’université prend un nouveau tournant durant l’année 2018. Pour pallier les scandales et dysfonctionnements liés à Admission Post-Bac, le ministère de l’Enseignement supérieur a développé cette nouvelle plateforme d’admission post-bac mettre fin au « scandale de tirage au sort » et éviter les erreurs d’orientation aux élèves. Il ouvre ses portes lundi 15 janvier 2018.

Parcourssup : Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

Le 30 octobre 2017, le gouvernement a instauré le plan Étudiant. Le 22 novembre dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, a présenté en Conseil des ministres, le projet de loi relatif à ce plan, le projet « Parcoursup », du nom d’une nouvelle  plateforme qui ouvre le 15 janvier 2018.

Si les bacheliers avaient la possibilité de s’inscrire dans l’établissement de leur choix, auparavant. Désormais, ils sont accompagnés tout au long du processus. Par ailleurs, ce sont les universités qui classeront les candidats. Elles auront accès aux relevés de notes de classe de première et de terminale. En décembre dernier, le ministère a dévoilé une liste de « critères-compétences » attendus dans chacune des 45 mentions de licences proposées en France.

En outre, le nouveau système devrait permettre aux filières saturées (dites en tension) comme médecine, droit, Staps de refuser les candidats qu’ils estiment ne pas avoir le niveau.

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L’accompagnement de l’élève fait partie des axes principaux du Plan Étudiant. Ainsi, deux professeurs principaux seront désignés pour accompagner toute l’année les élèves dans l’élaboration de leur projet d’étude. De plus, le calendrier d’orientation est constitué de différentes étapes :

  • Phase d’information (novembre-décembre 2017) avec mise en place d’une 1ère semaine de l’orientation et examen par le conseil de classe des intentions d’orientation des élèves ;
  • Phase des vœux (janvier-mars 2018) avec notamment participation à la 2e semaine de l’orientation, ouverture de la nouvelle plateforme d’affectation dans l’enseignement supérieur, saisie des vœux (10 au maximum, [contre 24 auparavant, ndlr], non hiérarchisés ), examen par le conseil de classe, avis du chef d’établissement ;
  • Phase de réception et d’acceptation des propositions (mai-septembre 2018) ;
  • Phase complémentaire pour les candidats n’ayant obtenu aucun de leurs vœux (juillet-septembre 2018).

Autre nouveauté :  ) la rentrée 2019 tous les étudiants seront rattachés au régime général de la Sécurité Sociale et non plus à la sécurité sociale étudiante. Ils n’auront plus à débourser pour payer la cotisation annuelle.

Une licence à la carte

La première année de licence n’est pas toujours simple. Afin de paliler aux éventuels échecs ou abandon en première année, la licence va devenir modulable.  En effet, l’étudiant pourra choisir de l’effectuer en plus ou moins de trois ans. Durant la licence, il sera également possible de faire une coupure d’un semestre ou d’une année. L’étudiant pourra également décider s’il souhaite, dès son entrée à l’université, faire une mise à niveau ou un renforcement de ses acquis.

Inquiétudes

Parcoursup ne fait pas la joie de tous. En effet, la non hiérarchisation des vœux inquiètent certaines écoles (notamment celles d’ingénieurs ou les prépas), qui sont soumises à une logique complexe. Ces dernières ont peur qu’avec cette absence de hiérarchisation, certaines filières se retrouvent à dire « oui » à plus de candidats qu’ils ne peuvent en accueillir. A contrario,  es filières où il y a plusieurs places de libres pourraient se retrouver avec trop peu de candidats et donc en sous-effectifs. 

L’adéquation entre les vœux du candidat et les places disponible est la première préoccupation de Marc Renner, président de la Cdefi (Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs) et directeur de l’Insa Strasbourg : « Notre principal point de vigilance porte sur cette convergence entre les vœux des candidats et les places disponibles. Nous ne pouvons pas accueillir beaucoup plus d’élèves que prévu, car nos places et nos moyens sont limités. À l’inverse, il faut éviter les places non pourvues. Et il est difficile de se fonder uniquement sur les statistiques des années passées, car les comportements peuvent évoluer ».

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