Le gouvernement du Belize a adopté un moratoire complet sur le pétrole pour toutes les eaux au large des côtes pays. Une décision, visant à préserver sa barrière de corail, saluée par Mechtild Rössler, directrice de la Division du patrimoine et du Centre du patrimoine mondial.

Pour la première fois dans l’Histoire, un pays a décidé de suspendre ses activités pétrolières au large de ses côtes, dans le but de préserver ses récifs et ses océans. Cet état n’est autre que le Belize. Alors, qu’une étude publiée récemment dans la revue Sciences a démontré que « la fréquence du blanchissement à grande échelle des récifs coralliens qui a presque quintuplé depuis les années 1980 », le Belize, lui, semble vouloir tout faire pour aller à contre-courant.

« Je voudrais féliciter le gouvernement du Belize pour son leadership et remercier la société civile et le gouvernement d’avoir travaillé sans relâche main dans la main pour sauvegarder ce site pour les générations futures.» a déclaré Mechtild Rössler, directrice de la Division du patrimoine et du Centre du patrimoine mondial, après l’annonce faite par le gouvernement bélizien.  « Cela démontre qu’en travaillant ensemble, nous pouvons prendre de puissantes mesures pour protéger nos sites marins irremplaçables » a-t-elle ajoutée.

Actuellement, l’Unesco, en collaboration avec Union internationale pour la conservation de la nature, mène une mission consultative sur place pour « traiter d’autres questions en suspens sur le site ».

Un site en péril

Le récif du corail du Belize est à ce jour, le deuxième récif vivant le plus grand au monde. Il abrite également de nombreux atolls, mangroves, caves de sables ou encore estuaires, tout cela réparti sur sept sites. Mais aujourd’hui, du fait du blanchissement des coraux, la barrière du Belize est menacée. Une menace si sérieuse que le site a été classé sur la liste du patrimoine en péril, en 2009. Conscient des multiples richesses que contient ce récif (également classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996, ndlr), le Belize a pris la décision en 2016 d’adapter un plan de gestion intégré des zone côtières afin d’utiliser durablement ses ressources marines.

Pour le Belize, l’objectif principal de cette interdiction du pétrole dans ses eaux est de retirer la barrière du Belize de la liste du patrimoine en péril. Le Comité du patrimoine mondial organisera, du 24 juin au 4 juillet prochain, une session lors de laquelle il évaluera l’état de conservation du site.

Articles similaires

Laisser un commentaire