« Bamboula », la bande dessinée des éditions de Varly ne sera pas rééditée

Face au tollé et les accusations de racisme, les éditions de Varly ont renoncé la republication de la bande dessinée mettant en scène un petit héros noir, crée en 1951, par le dessinateur Mat.

« Bamboula », ça ne passe pas, ça ne passe plus… Un précepte que viennent de mettre en application les éditions de Varly. La maison, qui œuvre pour la sauvegarde du patrimoine de la bande dessinée, avait le projet de rééditer Les aventures de Bamboula, du dessinateur Mat. Créée en 1951, la bande dessinée retrace les aventures d’un garçonnet qui quitte son pays natal, l’Afrique, pour aller vivre en France.

Une décision qui a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, notamment de plusieurs personnalités comme l’animateur et producteur guadeloupéen Claudy Siar ou encore le porte-parole de La France insoumise Alexis Corbière.

C’est Georges Fernandes, responsable des éditions de Varly qui avait fait part de sa volonté de republier les planches mettant en scène la vie du garçonnet. Sur la présentation de l’album, il le présente comme « le petit garçon que tous les parents rêvent d’avoir ». « Il va faire preuve de pertinence, d’intelligence, d’honnêteté, de courage et d’une grande envie d’apprendre », ajoute-t-il. En somme, le personnage est dépeint comme étant inintelligent et parlant très mal le français. Des situations qui donnaient lieu à des « gags » emprunts de stéréotypes racistes, qui ne sont pas tolérés aujourd’hui.

Face à la polémique qu’avait provoquée la possible parution de la BD, l’éditeur avait expliqué que Marcel Turin, (dit « Mat »), l’auteur de l’album, était « un homme de cœur ». « Il aimait faire rire les enfants et il détestait l’injustice. Il souhaitait la fraternité entre les hommes (…) l’auteur a toujours mis en valeur la fraternité et pointé du doigt l’idéologie des extrêmes. »

Dans un mail envoyé à la rédaction de La1ere, le 11 janvier, la maison d’édition a annoncé renoncer à rééditer Les aventures de Bamboula. « Nous ne produirons pas l’album. Nous présentons nos sincères et réelles excuses à ceux qui les acceptent », a-t-elle indiqué. « Nous rappelons que ce n’était pas une création mais le projet d’une réédition d’un album qui est déjà disponible sur internet dans les sites de ventes d’occasions et aussi depuis plusieurs années sur le site de la cité de la BD d’Angoulême…Il est peut-être plus facile de s’en prendre à un petit éditeur spécialisé dans le patrimoine », est-il également ajouté. En effet, Georges Fernandes dit avoir reçu des menaces de mort par téléphone à son encontre ainsi qu’envers sa famille.

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer