©Twitter / Valencia CF

La Ligue guadeloupéenne de football a annoncé jeudi 28 décembre la nomination de Jocelyn Angloma au poste de sélectionneur. Un défi que l’ancien défenseur international tricolore de 52 ans est fin prêt à relever.

Toujours aussi passionné… Jocelyn Angloma est le nouveau sélectionneur de l’équipe de football de la Guadeloupe. « Depuis son retour au pays en 2003, Jocelyn Angloma n’a cessé de s’investir pour le football guadeloupéen », souligne La Ligue guadeloupéenne de Football (LGF) dans un communiqué publié sur son site, ce jeudi 28 décembre. Il succède ainsi à Gérard Andy.

L’ancien défenseur international tricolore de 52 ans, passé par l’Olympique de Marseille ou encore Valence en Espagne, a également porté le maillot des Gwada Boys à quatorze reprises. Il est titulaire depuis juillet 2017 du brevet d’entraîneur de football, Jocelyn Angloma s’est confié à la rédaction de Mediaphore sur son nouveau poste :

Mediaphore : Comment vivez-vous votre nomination ? Est-ce que vous allez opter pour la continuité ou former votre propre staff ?

Jocelyn Angloma : Très bien ! C’est une chose que j’attendais par rapport à la discussion que j’ai eue avec mon président. Ça va être difficile mais c’est un beau challenge.

Ça va être un changement total. J’ai une petite idée. J’ai discuté avec un adjoint, j’attends sa réponse définitive. Même optique, concernant l’entraîneur. Nous sommes en discussion pour finaliser la chose.

« Pour avoir un bon projet, il nous faut des structures. »

Mediaphore : Vous avez longtemps été entraîneur de l’Étoile de Morne-à-L’Eau : quel regard portez-vous sur le football local ?

J.A : Ces derniers temps, on n’est pas trop gâté, peut-être par rapport à la manière de jouer, l’évolution du foot guadeloupéen… Il est vrai que quand la sélection ne marche pas, on dit que le foot ne marche pas en Guadeloupe. C’est un peu le cas. Il y a toujours eu deux ou trois équipes qui dominent le championnat. Il y a de très bons jeunes qui se sont éclatés durant les deux dernières années. Je peux dire que j’arrive à un bon moment pour les faire évoluer différemment.

Mediaphore : Quels sont les chantiers auxquels vous aimeriez vous attaquer durant votre mandat de sélectionneur ?

J.A : Pour avoir un bon projet, il nous faut des structures. On en a besoin. Ce n’est peut-être pas à moi de faire le nécessaire, mais il va falloir s’y atteler. Il faut qu’on puisse s’entraîner dans les meilleures conditions. C’est une chose dont je vais parler. Et bien sûr redorer le blason de la sélection : avoir des résultats. Et pour avoir des résultats, il va falloir travailler durement.

Mediaphore : Avez-vous eu des retours concernant le plan gouvernemental pour les équipements sportifs antillais annoncé par Thierry Braillard en début d’année ?  

J.A :  C’est une question qu’il faudrait davantage poser au président. Ça a été dit, à savoir si ça a été acté. Depuis il y a eu changement au niveau de la présidence. Est-ce que les choses vont se faire ? Je l’espère en tout cas parce qu’on en a besoin. On a besoin d’avoir de terrains et structures qui puissent faire évoluer le football guadeloupéen.

« C’est à nous de continuer à valoriser nos jeunes et leur permettre d’évoluer dans les meilleures conditions. »

Mediaphore : Quelles sont les grandes échéances que vous allez préparer avec la sélection ?

J.A : Dans l’immédiat ce qui nous intéresse c’est la CONCACAF. À plus long terme, ce serait d’arriver à nous qualifier pour la Gold Cup. C’est un chantier qui est assez conséquent et colossal donc qui ne sera pas facile. Il faut pratiquement reprendre les choses, mais je ne dirais pas à zéro.

Mediaphore : Selon vous, peut-on mieux faire en termes de formation et d’encadrement en Guadeloupe afin de mieux préparer les jeunes à rejoindre les centres de formation nationaux ?

J.A : Concernant l’encadrement, au niveau des diplômés, il n’y en a pas beaucoup. Il est vrai qu’il y a un frein. Il faut passer par le monde professionnel, ce qui est loin d’être évident. Mais on peut arriver à un BEF (Brevet d’Entraîneur de Football) comme c’est mon cas. Moi je peux aller plus loin.

Nous avons un pôle espoir qui marche bien. Nous avons pas mal de joueurs. Je prends l’exemple de Thomas Lemar. C’est à nous de continuer à valoriser nos jeunes et leur permettre d’évoluer dans les meilleures conditions.

 

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