EMISSION 4 VIVA ITALIA EPREUVE 3 L'EPREUVE CREATIVE LA CARTE POSTALE ITALIENNE
©-Jean Philippe-ROBIN/M6

Candidate de la saison 6 de l’émission Le Meilleur Pâtissier, l’ingénieure guadeloupéenne, férue amatrice de gâteaux, n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin. La finale de l’émission est diffusée ce soir sur M6.

Le jour, Leïla Albert est ingénieure dans l’automobile. La nuit tombée, elle est aux commandes de sa cuisine. Depuis près de quatre ans, la pétillante Guadeloupéenne de 35 ans reste pied au plancher en direction de sa passion : la pâtisserie. Cette année, elle est passée à la vitesse supérieure en s’inscrivant au Meilleur Pâtissier, l’émission qui nourrit sa dévotion pour les gâteaux et biscuits savoureux.

Il faut dire que Leïla Albert ne tient pas en place. Son entrain et son rire sont très vite communicatifs. Elle aime créer, piocher des techniques et s’éclater. Dès qu’il est question de reprendre des standards de la pâtisserie à sa sauce, elle démarre sur les chapeaux de roues. Et quand elle peut y mettre un peu de sa Guadeloupe natale, elle s’en donne à cœur joie.

Ces deux dernières années, la jeune femme s’est lancé de nouveaux défis qui lui ont permis d’étoffer son palmarès. En mars 2015, elle a été finaliste du concours international du macaron amateur. Sept mois plus tard, elle termine dans le top 5 des finalistes au concours « Défi Pâtissier » organisé par le chocolatier Christophe Roussel. L’année suivante, elle a remporté le premier trophée de la pâtisserie artisanale (catégorie amateur), pendant le salon du chocolat de Paris.

Leïla Albert le reconnaît, elle a dû mal à monter sur ses freins. Et la pâtisserie lui laisse peu de place pour ses autres loisirs favoris, la photographie et le cinéma. Pourtant, la jeune femme ne s’imagine pas en faire son métier. Elle préfère animer des ateliers, donner des cours… partager en somme. La candidate éliminée, lors de la sixième semaine du Meilleur Pâtissier, revient sur cette aventure, dont la finale est diffusée ce mardi 12 décembre sur M6.

EMISSION 6 LES GATEAUX D'ENFANCE EPREUVE 3 L'EPREUVE CREATIVE LE GATEAU D'ANNIVERSAIRE DE MES REVES
©Marie ETCHEGOYEN/M6

Mediaphore : Vous avez été éliminée après six semaines de concours. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

Leïla Albert : C’est un parcours qui me ressemble un peu. Un parcours en dents-de-scie, il y a du bon et du moins bon. J’ai réussi certaines choses et j’en suis fière. Il y en a d’autres que j’ai ratées et je sais pourquoi. Ce sont des erreurs que je ne referai pas. Cette aventure m’a permis de progresser et de continuer à aimer la pâtisserie.

Mediaphore : Pourquoi vous êtes-vous inscrite à l’émission ?

L.A : Je fais de la pâtisserie en amateur depuis deux, trois ans. Le Meilleur Pâtissier est une émission que j’aime bien regarder. Je trouve le principe bienveillant et marrant. Ça m’intéressait pas mal. Je savais qu’il fallait être disponible pour le tournage. Et cette année, j’avais un créneau disponible dans mon boulot. Je me suis inscrite au casting, j’ai passé toutes les étapes. Et ben ça a marché.

Mediaphore : Quelles ont été vos principales difficultés ?

L.A : Je pense que la toute première a été la gestion du temps. Ça a été mon principal ennemi. Pâtisser dans un temps imparti durant lequel il y a un journaliste qui t’interrompt, un cameraman qui t’interrompt… C’est assez compliqué. Ce qui fait que bien souvent j’ai eu du mal à peaufiner mes finitions. D’habitude je fais de la pâtisserie, seule chez moi, selon mon planning. Je ne me stresse pas. Après, on apprend !

Mediaphore : Comment était l’ambiance sur le tournage ?

L.A : Vraiment géniale ! Avec les candidats, on s’est vraiment bien entendu. Il y a eu beaucoup d’entraide Franchement, il y en a qui sont devenus des amis. On continue à se revoir. Voilà, c’est l’occasion de rencontrer des personnes d’horizons différents, que je n’aurais certainement pas pu rencontrer dans ma vie de tous les jours. C’est une belle aventure humaine ! Après, il faut savoir que c’est un gros tournage, avec toute la contrainte de fatigue que ça entraîne. On passe des heures et des heures sous la tente. La dimension fatigue a été vraiment compliquée à gérer vers la fin.

Mercotte, Leila et Jean-Emmanuel ©Marie ETCHEGOYEN/M6

Mediaphore : Et le jury, il est sympa ? 

L.A : Oui, surtout Mercotte ! Je le dis souvent parce qu’à la télé on a l’impression que c’est quelqu’un d’un peu dur et acariâtre, alors que c’est la personne la plus déjantée que je connaisse. Elle est drôle et vraiment top. Mercotte, c’est vraiment un amour, une grand-mère déjantée. (Rires) Tout le monde est étonné quand je dis ça. Même mon père au début me disait « Mercotte mwen pa enmé-y ». (Traduction : Mercotte, je ne l’aime pas.) Et je lui répondais : « Papa, Mercotte c’est une tuerie ». On rigolait beaucoup avec elle. (Rires) Cyril, j’ai eu moins de contact avec lui. Il faut savoir que Mercotte ou encore Julia Vignali, la présentatrice, dorment sur place. Elles sont souvent là. Cyril a plein de choses à gérer avec ses pâtisseries, donc on le voyait moins.

Mediaphore : Concernant les coulisses de l’émission : lors des dégustations, vous goûtez tous les plats ? Que faites-vous des mets restants ?

L.A : Ah oui, on goûte tout ! D’abord, il faut savoir que le tournage d’un épisode se passe sur deux jours. Le premier jour, on tourne les deux épreuves : Cyril et Mercotte. Le second jour : l’épreuve créative. Sur le tournage, il y a les 12 candidats, mais il y a à peur près 80 personnes qui gravitent tout autour comme les réalisateurs, les cameramen, les journalistes, etc… En fait, on mange tous à la cantine. Les gâteaux que l’on fait le jour 1 de tournage, on les remange ensuite. Tout le monde goûte, mange. Il n’y a vraiment pas de gaspillage. Certains prennent du poids pendant cette émission. Il y a quelqu’un qui a pris 9 kilos. On mange bien là-bas. (Rires)

« Pour gagner Le Meilleur Pâtissier, il faut : être fort au niveau créatif, avoir beaucoup d’endurance et vraiment des bases techniques. »

Mediaphore : Est-ce que la Guadeloupe vous influence dans vos créations ?

L.A : Oui, énormément. Dans mes idées, dans mes goûts… Ce qu’on appellerait ici l’exotisme, c’est mon quotidien. La mangue, le maracudja (ou fruit de la passion), la goyave, c’est ce que j’aime. Ce sont des saveurs qui me sont très familières. Et c’est vrai que ça se retrouve souvent dans ce que je pâtisse. J’ai quand même fait découvrir le corossol à Cyril Lignac. (Rires)

Mediaphore : À votre avis, qui a gagné l’émission cette saison ?

L.A : Aaah ! Pour gagner Le Meilleur Pâtissier, il faut : être fort au niveau créatif, avoir beaucoup d’endurance et vraiment des bases techniques. Vous verrez que ceux qui restent, ils combinent le tout. Je sais qui a gagné, mais je sais que le match a été serré.

 

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