La Guyane connaîtra bientôt quelques changements dans le domaine de l’éducation. Courant 2020, trois lycées et quatre collèges sortiront de terre. Cela, en dépit de la perte de contrats aidés et la baisse du nombre d’enseignants formés. 

Les travaux commenceront en 2018. Les capacités d’accueil des collèges sont estimés à 600 élèves et environ 1 000 pour les lycées. Voilà les premiers chiffres dévoilés par le gouvernement qui fait suite à l’Accord de Guyane signé il y a quelques mois.

Les fonds versés par l’Accord de Guyane : une aide précieuse

L’accord trouvé et les 250 millions d’euros qui seront versés à la Guyane aideront notamment à la construction de ces collèges et lycées. Cet argent sera nécessaire. Ericka Bareigts, l’ancienne ministre des Outre-Mer, avait estimé lors de son passage en Guyane au moment du conflit, que le retard était « considérable ».

La construction de ces lycées permettra une « réorganisation horaire ». « Ca permettra de gagner en extensions horaires et en nombre de classes », selon Alain Ayong Le Karma, le recteur de l’Académie de Guyane. Des cours, seront possibles le mercredi après-midi ou le samedi matin. Evidemment, avant toute prise de décision définitive, les parents, les chefs d’établissements et les enseignants seront consultés.

A noter également que des internats sont actuellement en construction.  C’est « pratiquement déjà parti », a annoncé Rodolphe Alexandre. Celui de Maripasoula sera construit en 2018.

Quelques difficultés restent à surmonter…

A celui de la perte de contrats aidés, s’ajoute justement l’épineuse question des enseignants. Ils sont difficiles à trouver. Surtout pour aller enseigner dans les villages. Par exemple, ceux du village amérindien de Trois-Sauts. Ils n’ont toujours pas fait leur rentrée 2017…

A ce sujet, le recteur a déclaré : « On a trouvé deux enseignants qui arrivent de France. Ils seront en formation la semaine prochaine et prendront leur poste une semaine plus tard. » Selon les syndicats, il manquait en septembre dernier, « 10 000 places pour les jeunes déscolarisés ou non scolarisés ». Mais, le rectorat se veut rassurant, la rentrée 2018 a déjà été anticipée et le nombre de professeurs sera au rendez-vous.

 

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