En 2015, 3,3 millions de personnes dans le monde ont suivi un traitement contre cette maladie, selon une étude de Santé publique France, à l’occasion de la journée mondiale du diabète. Les Antilles françaises sont particulièrement touchées par cette maladie.

À l’occasion de la journée mondiale du diabète (le 14 novembre), Santé publique France a dévoilé « un bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré principalement au diabète de type 1 de l’enfant ». Cette étude démontre que dans les Antilles françaises, les enfants sont particulièrement atteints. C’est notamment le cas de la Réunion et de la Martinique. Même si ces deux régions ne dépassent pas le taux national (de 18 % pour 100 000 habitants), elles s’en rapprochent dangereusement. Ainsi, la Martinique compte 17,8 % d’enfants diabétiques pour 100 000 habitants et la Réunion, 14 % d’enfants diabétiques pour 100 000 habitants. En Guadeloupe et en Guyane, les chiffres sont moins élevés, respectivement 12,2 et 3,6 % pour 100 000 habitants.

Cependant, la situation n’en est pas moins préoccupante, Santé Publique France juge que le nombre de cas de diabètes (aussi bien nouveau qu’ancien) est « toujours plus élevés ».

Des inquiétudes justifiées 

Ainsi, bien que la Guyane soit l’un des départements avec le taux le plus bas de cas de diabète, 8 Guyanais sur 100 seraient diabétiques (sans compter ceux qui le sont sans le savoir). Ainsi le Dr. Nadia Sabbah estime que 7% des Guyanais sont touchés. De plus, « 20 % des diabétiques dépasseraient l’âge de 60 ans ». En outre, le taux de mortalité lié au diabète y est deux fois supérieur à la moyenne nationale. C’est dans ce contexte qu’une maison de santé ouvrira en janvier prochain à Cayenne.

En Guadeloupe, également, la situation est loin d’être réjouissante. 8 % de la population souffrirait de diabète. Soit le double de la Métropole (tout comme en Guyane, NDLR).

La Réunion, quant à elle, fait partie des départements qui possède un fort pourcentage de cas d’enfants diabétiques, selon Santé publique France. Mis à part les enfants, une personne sur 10 déclare être diabétique. De plus, plus de 4 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

La médecine cubaine : un exemple à suivre ?

À Cuba, le nombre de cas de diabète est tout aussi inquiétant qu’aux Antilles. Néanmoins, le nombre de personnes atteintes par cette maladie est moins important. 6% des Cubains contre 8% des Guadeloupéens ou 13% des Martiniquais, selon la Fédération internationale du diabète.

Selon Natacha Sancho Sotelo, angiologue et chirurgienne vasculaire, les protocoles de la médecine cubaine ont surtout pour objectif de faire diminuer le nombre d’amputations. « Nous sommes passés de 71% d’amputations à 29% […] Nous avons trois objectifs fondamentaux : la cicatrisation de la lésion, éviter l’amputation et éviter la mort. » explique-t-elle. Pour elle, ce type de protocole est totalement applicable à la population antillaise.

 

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