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La Guadeloupe et la Martinique doivent faire face à une épidémie de bronchiolite. Une infection virale très contagieuse qui touche les bébés. 

Toux, respiration rapide et sifflante, fatigue, parfois fièvre… À l’approche des fêtes de Noël, la Guadeloupe et la Martinique font face à une épidémie de bronchiolite. Une infection virale aiguë, très contagieuse, qui touche les bronchioles (petites bronches) des nourrissons et des jeunes enfants. Elle est susceptible d’évoluer vers une détresse respiratoire. Dès l’apparition des premiers symptômes, il est recommandé de consulter un pédiatre.

La situation en Guadeloupe

Selon un point épidémiologique établi par l’ARS Martinique, le nombre de cas de bronchiolite est en augmentation, notamment ces deux dernières semaines. Selon les médecins de ville, le nombre de cas de bronchiolite dans l’île est supérieur à la normale saisonnière (voir schéma ci-dessous).

La semaine dernière, le département est passé de 50 cas de bronchiolite à 85 cas. De plus, le nombre de passages aux urgences est en constante augmentation. En effet, on recense 25 passages hebdomadaires lors de ces deux dernières semaines. Sur ces 25 cas, 21 ont nécessité une hospitalisation.

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La situation en Martinique 

Contrairement à l’île sœur, en Martinique, le nombre de cas de bronchiolite tend à diminuer aussi bien chez les médecins généralistes ou aux urgences. Cependant, cette information est à prendre avec des pincettes car, selon l’ARS, « cette diminution peut être expliquée par la fermeture des cabinets de la plupart des médecins généralistes ». Par ailleurs, le nombre de visites réalisées par SOS Médecin a augmenté (voir schéma ci-dessous).

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Le nombre de passages aux urgences, notamment les urgences pédiatriques, a également diminué (voir schéma ci-dessous). Cependant, le nombre d’hospitalisations reste importante avec 7 cas de personnes hospitalisées (soit un tiers des passages recensés).

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Qui est touché par cette maladie ?

Ce sont principalement les jeunes enfants, notamment de moins de deux ans. Les cas où la brionchiolite nécessite une hospitalisation sont rares. Ce type d’hospitalisation est utile pour surveiller les fonctions respiratoires et/ou mettre en place des techniques de réanimation.

L’ARS tient également à rassurer en ajoutant que « dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite évolue de manière favorable, spontanément ou plus souvent avec l’aide d’une kinésithérapie […] Les décès imputables à la bronchiolite aiguë sont très rares (inférieurs à 1 %) ».

 

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