Plus de six mois après la signature de « L’accord de Guyane », le ministère des Outre-mer dévoile les détails d’une convention financière signée le 28 octobre dernier entre l’État et la Collectivité Territoriale de Guyane.

Début 2017, la Guyane connaissait une mobilisation historique. Pendant plus d’un mois, le territoire était paralysé par un conflit social sans précédent sur le département d’Outre-mer. Un mouvement de grogne des guyanais qui a trouvé son épilogue un certain 21 avril 2017 après la signature d’un protocole d’accord entre le collectif de grévistes guyanais « Pou La Gwiyann Dékolé » et le gouvernement.

« L’Accord de Guyane » englobe un plan d’urgence immédiat de 1,1 milliard d’euros. Samedi 28 octobre, dans le cadre de cet accord, une convention financière a été signée entre l’État et la Collectivité Territoriale de Guyane. « Elle témoigne de la force des engagements de l’État, réaffirmés à l’occasion du déplacement du Président de la République. Elle traduit aussi la volonté conjointe des signataires de s’engager, dans la durée, dans le cadre d’un partenariat exigeant et équilibré, au service de la Guyane et des guyanais », précise le ministère des Outre-mer dans un communiqué.

Mais que prévoit cette convention qui intervient plus de six mois après la publication au Journal Officiel, de « l’Accord de Guyane » ?

Tout d’abord, comme son nom l’indique, la convention repose uniquement sur l’aspect financier. Elle prévoit ainsi dès cette année, le versement de 98 millions d’euros à la Collectivité Territoriale de Guyane. A quoi servira cette somme ? Selon le ministère des Outre-mer, elle servira à :

  • renforcer le programme d’investissement de la collectivité pour le territoire (53 M€) ;
  • Soutenir les dépenses sociales pour les guyanais les plus vulnérables (36 M€) ;
  • Compenser dès cette année les recettes d’octroi de mer reversées aux communes (9M €).

De plus, cette somme sera destiné à la jeunesse guyanaise, point central de l’Accord de Guyane. Ainsi, 250 millions d’euros seront attribués aux collèges et lycées au titre des 5 prochaines années, 150 millions d’euros iront aux écoles primaires pour les 10 prochaines années et l’Etat s’engage également, « à accompagner financièrement la collectivité dans son prochain budget. »

De son côté, la collectivité s’engage à améliorer la performance de sa gestion et maitriser ses dépenses de fonctionnement, précise le ministère. Une convention spécifique avec la CNAF permettra d’apurer les dettes de la CTG vis-à- vis de la CNAF et de reprendre dès 2018 le paiement des sommes dues aux allocataires du RSA, ajoute t-il.

 

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