A l’heure où la nature reprend peu à peu ses droits, l’environnement et le climat font partie des sujets les plus discutés de vive voix mais aussi sur le web. C’est le support exploité par la marque Toyota Hybride qui a récemment rebondit sur le buzz « Make Our Planet Great Again », généré par l’actuel Président de la République française, il y a quelques semaines de cela.

Il n’est pas nécessaire aujourd’hui d’être un spécialiste du climat ou encore de l’environnement pour se rendre compte de l’importance de prendre soin de la planète. A l’heure où la nature se manifeste et rappelle ô combien elle peut être destructrice, il faut garder en tête que le réchauffement climatique reste une problématique majeure. Un axe sur lequel repose l’Accord de Paris qui prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C » (article 2).

L’Accord de Paris est le premier accord universel sur le climat. Il fait suite aux négociations qui se sont tenues lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Un accord qui a fait parler de lui encore très récemment. Sur les 195 pays signataires de cet accord, les Etats-Unis, considéré comme étant le deuxième pollueur mondial (14 % des émissions de CO2), ont décidé de se retirer à la demande son chef d’état récemment élu. Une nouvelle pas sans conséquence pour l’environnement mais aussi pour la population mondiale.

Une sortie moquée puis exploitée

A peine annoncée, la sortie des Etats-Unis de l’Accord de Paris n’a pas tardé a soulevé la polémique. Outre les retombées néfastes pour l’environnement et a fortiori pour le réchauffement climatique, les retombées seraient aussi d’ordre diplomatiques et économiques. Des conséquences qui n’ont pas plus à bon nombre de signataires de l’Accord de Paris donc la France et sa présidence qui n’ont pas tardé à le faire remarquer.

C’est ainsi que le slogan « Make Our Planet Great Again » a vu le jour et suscité un engouement sans précédent sur la Toile. L’intérêt de cette sortie inspirée du slogan « Make America Great Again » ? Inciter les chercheurs américains à s’exiler des Etats-Unis pour venir travailler en France afin de lutter contre le réchauffement climatique. Pour se faire une plateforme Internet a été mise en ligne et à disposition de toute personne souhaitant apporter sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.

L’initiative a mobilisé des millions de personnes à travers le monde selon les médias nationaux avec pour intérêt de concrétiser des projets environnementaux. L’Etat français aurait même décidé de débloquer plusieurs dizaines de millions d’euros dédiés à la recherche et confirmé le soutien de l’Allemagne afin de mener à bien cette opération, synonyme de pied-de-nez aux Etats-Unis et son président.

Le buzz, source d’inspiration ?

Si au départ, le slogan « Make America Great Again » lancé il y a plusieurs décennies par la présidence des Etats-Unis était considéré comme une maladresse, aujourd’hui il est perçu différemment suite au récent détournement « Make Our Planet Great Again ».

Au-delà, c’est aussi l’initiative du lancement d’un site web collaboratif sur lequel a rebondi la marque Toyota Hybride en Guadeloupe et en Martinique qui y est allée, elle aussi de sa campagne pour l’environnement. A la clé, le recueil d’idées novatrices ayant pour but d’encourager à une meilleure gestion de l’environnement et plus particulièrement, lutter contre le réchauffement climatique.

Le lien est donc vite fait entre cette campagne mondiale et l’intérêt de la marque automobile qui a lancé il y a vingt ans de cela, un modèle hybride, c’est-à-dire présentant une double motorisation thermique et électrique donc plus écologique. Selon les données répertoriées puis publiées par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) sur les émissions de CO2 des véhicules neufs vendus en France en 2016. Le groupe Toyota figure pour la cinquième année consécutive en tête du classement des constructeurs dont les taux moyens d’émissions de CO2 sont les plus faibles.

En s’appuyant sur ces bons chiffres, le « bon élève » de la classe a surfé sur le buzz généré par la sortie des Etats-Unis de l’Accord de Paris pour inciter la population antillaise à se mobiliser pour la planète à travers ses slogans « Make Our Guadeloupe Great Again » et « Make Our Martinique Great Again ». Ainsi, deux sites Internet ont vu le jour destinés aux guadeloupéens et martiniquais. L’objectif ? Recueillir des idées novatrices pour limiter ou endiguer des problématiques environnementales majeures impactant les Antilles françaises, à savoir : l’invasion d’algues sargasses, les brumes de sable, la montée des eaux et les passages de cyclones.

Selon nos informations, ces idées seront ensuite transmises aux institutions et acteurs environnementaux dans les deux départements avec pour but de donner vie à ces derniers. En se focalisant sur les dégâts majeurs causés par le passage cette semaine de l’ouragan de catégorie 5 IRMA sur les Iles du Nord, on réalise une nouvelle fois, le pouvoir de la nature alors ne devrions-nous pas prendre soin de cette dernière, tant que l’on peut ?

Articles similaires