La musique, un langage universel. Et dans la culture antillaise, elle tient une place particulière. Au fil des décennies, des styles et des instruments se sont développés et sont venus enrichir le patrimoine des Antilles. Voici 5 instruments typiques de la musique traditionnelle antillaise.

 

1. Le chacha

© Femme tenant dans ses mains un chacha lors d’un défilé / Crédit photo : Comité martiniquais du tourisme

Cet instrument est fabriqué à partir d’une calebasse (fruit de forme ronde ou ovale). À l’intérieur du chacha se trouvent des graines, qui produisent un son du même nom que l’instrument lorsqu’on le secoue. Le chacha est notamment utilisé pendant la période du carnaval.

 

 

2. La flûte des Mornes

© Crédit photo : fluthier.cm

Egalement appelé « flûte traversière en bambou », cet instrument a vu le jour dans les campagnes martiniquaises. La flûte des Mornes est conçue à partir d’une fine de bambou et elle possède 6 trous. Elle a été popularisée par Max Cilla que l’on surnomme « Le Père de la Flûte des Mornes ». Les artistes Eugène Mona et Dédé Saint-Prix en sont également friands. D’ailleurs ce dernier, utilise cette flûte traditionnelle pour jouer du chouval bwa.

 

 

3. Le Ka

© Crédit photo :Pinterest

Le Ka est un tambour ordinaire de la Guadeloupe. Il est utilisé pour jouer du Gwoka, une musique traditionnelle guadeloupéenne (inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco) qui comprend sept rythmes de base. À l’origine, le « Ka » était fabriqué à partir d’une peau de cabri tendue. De nos jours, le processus de fabrication est surtout végétal : le « Ka » est fabriqué à l’aide de tronc d’arbre évidé, de fût et de tonnelet.

 

 

4. Le Tambou Bèlè (tambour bel air)

© Crédit photo : freibeuter-reisen.org

Le tambour bel air vient de Martinique – héritage des esclaves africains. Au début interdit, il a rapidement gagné les habitations de l’île. Il se différencie du tambour ka par sa fabrication, constitué uniquement d’un tonneau ou d’un baril de bois. Il est également recouvert d’une peau de cabri ou de mouton. Le choix de cette peau est déterminant, car c’est de là que proviendra le son qui lui sera propre. Par exemple, la peau de cabri est très fine, le son sera plus aigu. Le tambou « bèlè » accompagne la danse du même nom.

 

 

5. La conque de lambi

© Crédit photo : freibeuter-reisen.org

La conque de lambi était autrefois utilisée par les pêcheurs comme signal d’appel pour prévenir de leur arrivée, ou bien pour signaler la mort de quelqu’un. D’ailleurs, selon le type de son produit (un son soutenu ou deux sons de nature différente), il était possible de savoir s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme.

La conque de lambi (une fois vidée) sert aujourd’hui d’instrument de musique. Elle possède un son assez sourd et percutant – qui se produit lorsque l’on souffle dans la conque et pouvant s’entendre à des dizaines de kilomètres.