En mai 2018, le contrôle technique fera peau neuve. La direction du Parlement européen prévoit de durcir les contrôles techniques. Attention, en cas de défaillance critique, le véhicule sera à l’arrêt.

Votre voiture passera-t-elle au contrôle technique en 2018 ? C’est une question qu’il faut désormais se poser même si cela paraît encore loin. D’ici mai 2018, le contrôle technique changera de boulons pour de plus gros. Il n’y aura, non plus 124 points contrôlés mais 400 allant, comme à l’accoutumé, du freinage à la direction, en passant par l’éclairage ou encore les équipements (ceintures de sécurité, klaxon, etc.).

Cette mesure mise en place afin d’éviter les accidents de la route, vise également à harmoniser le contrôle technique entre les pays de l’Union. Révélation d’Auto plus, le magazine spécialisé dans l’automobile.

En cas de défaillance critique, véhicule à l’arrêt

La notion de défaillance critique sera ajoutée au contrôle. Si certains points tels que des étriers de frein en mauvais état, des feux de stop hors service ou encore des pneus usés, faisaient l’objet d’une contre-visite, vous disposerez de 24 heures pour vous mettre en règle.

Une vignette vous sera remise. Cette dernière permettra de circuler une journée. Passé ce délai de 24 heures, vous ne pourrez plus rouler avec votre véhicule, sous peine d’une amende de 135 euros.

« C’est pire que pour les vitres teintées. Par exemple un rétroviseur cassé ne passe pas », déclare Anthony Coppet, gérant de Contrôle technique AutoSur Chateauboeuf et Ducos en Martinique.

 

Des prix salés et plus de copinage

135 euros si le véhicule n’est pas en règle suite au contrôle technique. En plus de cela va s’ajouter, la hausse des tarifs des contrôles. Qui dit augmentation des points à vérifier sur le véhicule, dit plus de temps au chevet de celle-ci. « Une augmentation de 10 à 20 % est à attendre », pense le gérant de Contrôle technique AutoSur Chateauboeuf et Ducos en Martinique.

Autre point qui dérange, il n’y aura probablement plus ces conversations entre les automobilistes et les contrôleurs : « Fais passer ma voiture, s’il te plaît. » Depuis l’année dernière, des mouchards sont intégrés dans les machines de contrôle. Il y a des vérifications qui permettent de déterminer si l’examen du véhicule a été faussé. « La plupart des centres qui faisaient « copain-copain » ont connu une baisse d’activité », raconte Anthony Coppet.

Le gérant de Contrôle technique AutoSur se dit satisfait de ces mesures. « Je suis peut-être le seul gérant à dire cela. » Heureux, ceux qui ont passé leur contrôle technique avant mai 2018 n’auront pas à le passer avant deux ans.