(Épisode 1/3) – Mediaphore réalise une série d’articles autour de certains acteurs de l’activité voile en Guadeloupe, à l’occasion du TGVT, l’événement phare de la saison sportive qui se tient jusqu’au 16 juillet 2017. Sacha Daunar, président de la ligue guadeloupéenne de voile détaille les ambitions de la structure.

« Nous sommes une île et par définition, entourés d’eau » lance Sacha Daunar, le président de la ligue guadeloupéenne de voile qui regroupe « toutes les activités nautiques qu’on peut imaginer », comme le kitesurf, la planche à voile (windsurf), le catamaran, etc… et bien sûr la voile traditionnelle. En Guadeloupe, ce sont 2000 licenciés qui pratiquent une activité liée à la voile et au vent, mais la ligue ne compte pas s’arrêter là. Le bureau, fraîchement réélu (en février dernier) entend donner une dynamique particulière à l’ensemble de ces sports et surtout d’ouvrir encore et encore l’accès aux différentes disciplines.

« On a un axe de développement la pratique féminine et des personnes en situation de handicap avec le trimaran adapté« , explique le président de la ligue qui détaille « on essaie de trouver, depuis un an des solutions pour que les mères de familles qui pratiquaient la voile avant d’être maman, puisse retrouver leur passion, en développement un modèle de garde pour les enfants, pendant que leurs mamans sont sur l’eau« , explique Sacha Daunar.

Copyright – Ligue Guadeloupéenne de Voile : Sacha Daunar (à droite)

Mais le grand public est bien sûr aussi visé : le 10 juin dernier, la fête de la Voile à Saint-François permettait à qui le souhaitait d’avoir une initiation à la navigation. Mais d’autres projets viennent émailler le programme de la ligue. Notamment l’organisation de compétitions d’envergures, et surtout de renforcer la coopération intra-caribéenne, jusqu’à maintenant assez peu développée. « Pourtant, la Guadeloupe compte de nombreux spots, mais on n’en fait pas assez la promotion« , souligne Sacha Daunar, qui veut « replacer la Guadeloupe sur l’échiquier fédéral, comme un spot incontournable« .

Attirer par les infrastructures

Pourtant, depuis 2008, la Région affiche de grandes ambitions en matière d’aménagement du littoral et d’investissements sur le secteur nautisme. En 2010, le secteur du nautisme selon une évaluation de la Région, représentait 700 emplois directs et 120 M€ de chiffre d’affaires, avec comme  ambition de construire des anneaux pour stationner les bateaux, de renforcer les événements, et d’aménager le littoral. « Le modèle de développement de nos îles doit s’adapter aux évolutions socio-économiques et s’appuyer sur les atouts du territoire. À cet égard, le Conseil régional s’est résolument engagé à accompagner le développement des activités en lien avec la mer. Cette volonté, nous la concrétisons à travers les accompagnements de la Collectivité en faveur du nautisme ; En 2016, l’intervention globale de la Région s’est élevée à plus de 500 000 €« , indique la collectivité qui participe avec un bateau à ses couleurs au TGVT.

Copyight – TGVT – Région. Le bateau de la Région sur la plage des Amandiers à Sainte-Rose

Des infrastructures sont également en projet, comme le Karukera Bay, l’immense port et base nautique portés par les collectivité pour la ville de Pointe-à-Pitre, ou encore le grand chantier souhaité par la ville de Gosier sur son quartier de Grand Baie pour rénover et installer une base d’activités nautiques attractive.

Terre et mer de Champions

Et l’ambition de développer les événements est partagée par le monde de la voile qui aspire aussi à trouver des partenaires privés pour aller plus loin dans les projets et organiser d’ici 4 ans au moins deux événements internationaux sur les plages des hôtels de la Pointe de la Verdure par exemple. La ligue espère aussi et surtout  que la Terre de Champions titre revendiqué de la Guadeloupe intègre aussi ses athlètes marins. Parmi eux, Damien Seguin, double champion de voile aux jeux paralympiques, mais aussi des windsurfeurs qui se classent dans le top 20 mondial, etc, etc. « Ce qu’on veut, note Sacha Daunar, c’est un accompagnement plus poussé pour atteindre le Graal des sportif, faire partie de la sélection France et aller, pourquoi pas jusqu’aux jeux olympiques« .

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