La Direction de l’Equipement de l’Aménagement et du Logement Martinique vient de dévoiler le nombre d’immatriculations sur l’île en 2016 et le constat est clair, le nombre de voitures sur l’île continue d’augmenter.

Sur l’année 2016, la DEAL révèle que le nombre de véhicules immatriculés et vendus en 2016 est en hausse par rapport à 2015. En 2016, on dénombrait 17 951 véhicules immatriculés contre 16 757 en 2015. Par ailleurs, les ventes de véhicules sont en augmentation sur la période novembre/décembre et ce, depuis 2013.

Depuis 2013, l’immatriculation des véhicules neufs en Martinique est en hausse de 28 %, alors que la moyenne dans les DOM est de 17 %.

© DEAL Martinique

Autre élément clé, en 2016, 14 192 voitures neuves ont été achetées par des particuliers en Martinique soit 1 257 véhicules de plus par rapport à 2015. Ce nombre représente 25 % du nombre total de véhicules neufs vendus dans les DOM. Même si, ce taux peut sembler élevé, il reste très éloigné celui de celui de la Réunion (41, 75 %)

Trop de véhicules en circulation, accroît le risque de pollution

Selon le rapport de la DEAL, la Martinique compte aujourd’hui 37 % de véhicules pour 1 000 habitants. A titre de comparaison, dans d’autres territoires des DOM, comme la Réunion ou la Guyane, il y a respectivement 28 % et 19 % de véhicules en circulation pour le même nombre d’habitants. Le pourcentage élevé que connait la Martinique, soulève le problème du développement d’autres moyens de mobilité (tels que le bus). En effet, le projet de Transport en Commun en Site Propre (TCSP) lancé sous la présidence de Serge Letchimy, à l’époque Président de Région, semble à l’arrêt alors qu’une mise en service était censée être effective en 2016.

Autre problématique, le nombre croissant de véhicules en circulation accroît le risque de pollution. En effet, rares sont les véhicules électriques en Martinique  (ils représentent 0,15 % des véhicules en circulation, selon le rapport) ou encore  « hybride » -électrique + essence (1,87 % du marché automobile martiniquais. Le carburant (qui rappelons le, est une énergie fossile) alimente 63,64 % des moteurs. La part des véhicules « gasoil » est de, 34, 34 %.

Le virage de l’électrique a donc du mal à s’amorcer en Martinique. Il va pourtant falloir s’y mettre. Les indices de pollution de l’air sont toujours plus élevés, combinés aux brumes de sables permanentes.

Pour consulter le rapport de la DEAL Martinique, c’est ici.