Matoutou falaise
©Backwater reptiles

Pire cauchemar de certain-e-s, bonheur des autres, la matoutou falaise plus connu sous le nom de la mygale, est une espèce protégée depuis 1995. Encore victime de commercialisation à l’échelle nationale, l’État veut renforcer sa protection.

Dans la forêt humide du nord de la Martinique, on peut croiser lors d’une randonnée une bête qui impressionne par son envergure et par ses couleurs. Grosse avec des pattes poilues aux reflets rose-violacé, un dos rayé de couleur bleu, un abdomen rouge-orangé, certaines peuvent faire la taille d’une main adulte – jusqu’à 15 à 18 centimètre-.

Cette espèce venimeuse, c’est la mygale, plus précisément le Caribena versicolor ou, comme on dit aux Antilles, la matoutou falaise est une espèce endémique de la Martinique et protégée depuis 1995. Destruction, capture, transport, commercialisation sont interdites. Une amende de 2 000 (405,65 euros) à 60 000 (12 169,20 euros) Francs et six mois maximum d’emprisonnement est donnée.

Aucun arrêté n’est en vigueur contre la détention de la matoutou falaise. L’arrêté de 1995 est alors enrichi et protège désormais cette espèce d’araignée de la famille des Theraphosidae de la détention.

Caribena_versicolor/ © Wikimedia Commons

Les mygales, des victimes

Malgré la sanction, le commerce de ces araignées poilues fleurit sur des sites internet américains comme Backwater reptiles Un autre problème survient. Les mygales font le bonheur des terrariophiles « afin de satisfaire le marché croissant des nouveaux animaux de compagnie », précise le site internet de la DEAL Martinique. Pour empêcher cela, l’endurcissement est de rigueur.

La consultation du projet d’arrêté a été mise en ligne sur le site internet de la DEAL Martinique, et ce jusqu’au 3 juillet.

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