Le ministère des Outre-mer mobilise 50 millions d’euros pour garantir la continuité territoriale numérique des Outre-mer. Une amélioration de la connexion Internet Haut débit est programmée pour la fin de l’année 2017. 

Une connexion Internet haut débit comme celle de la métropole, on nous en fait la promesse depuis 2013 sauf que…Jeudi, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin et le Commissaire Général à l’Investissement, Louis Schweitzer ont lancé l’appel à projets « Continuité territoriale numérique pour les outre-mer » (CTN), opérationnel dès juillet 2017 et piloté par l’Agence du Numérique, dans le cadre du Plan France Très Haut Débit lancé en 2013.

Cet appel à projets mobilise 50 millions d’euros, dont 35 millions déjà actés en loi de finances 2017 – vote du budget de l’Etat -, dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir. Avec cet appui financier de l’État, « les Outre-mer bénéficieront d’ici la fin de l’année d’un choc de capacité qui les prépare à l’accès au très haut débit », indique le ministère des Outre-mer dans un communiqué.

Les territoires d’Outre-mer concernés sont les îles de Saint-Pierre-et-gMiquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte ainsi que la Guyane. « Les 2,1 millions d’habitants de ces régions pourront, dès la fin de l’année 2017, constater une amélioration de la qualité de leur connexion Internet fixe et mobile. »

Une solution pour réduire les tarifs d’abonnement Internet ?

Les câbles sous-marins qui transportent nos données numériques, sont considérés comme des « goulets d’étranglement » par le gouvernement. C’est pour cela qu’une aide financière directe sera apportée aux opérateurs fournisseurs d’accès à Internet qui décideront d’acheter de la capacité supplémentaire sur les câbles sous-marins dès 2017. De ce fait, les opérateurs pourront allouer davantage de capacité de connexion par abonné sur les territoires concernés.

Les opérateurs pourront être subventionnés jusqu’à 50 % de leur montant d’achat sur les câbles sous-marins réalisé en 2017. En 2018, le taux de subvention baissera à 40 %. Pour encourager à l’achat et si le dispositif est jugé efficace, jusqu’en 2021, les taux de soutien pourront être décroissants, respectivement 30,20 et 10 %.

Pour faire d’une pierre deux coups, la question des tarifs d’abonnement élevés est posée. Un point de plus, selon la ministre des Outre-mer, qui  » contribue à la fracture numérique entre les territoires de la République. »

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