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Trois étudiantes ont développé une application destinée à accompagner les personnes atteintes de la drépanocytose. Cette maladie du sang, génétique est la plus répandue en France.

C’est durant leurs études en Master 2 Santé Publique et Nutrition Humaine que Maryem Ait Zerbane, Laëtitia Defoi et Anouchka Kponou ont créé l’application Drepacare. Un projet lié à l’histoire personnelle de l’une d’entre elles, Laëtitia, atteinte de la drépanocytose. Une maladie génétique due à la présence en concentration élevée d’une hémoglobine anormale appelée l’hémoglobine S ou HbS. Elle est très présente aux Antilles, au Brésil, en Afrique, en Inde et en Europe de l’Ouest. Et selon l’INSERM, il s’agit de la maladie génétique la plus fréquente en France.

Avec Drepacare, le trio d’étudiantes-entrepreneuses souhaite informer, sensibiliser sur la maladie et aussi accompagner au quotidien les malades. L’application n’est pas seulement destinée aux drépanocytaires, mais aussi à leur entourage, les associations et organismes de lutte contre cette maladie ainsi qu’aux professionnels de santé spécialisés dans ce domaine.

De nombreuses fonctionnalités

L’application contient de nombreuses fonctionnalités. Ainsi, les malades sont suivis quotidiennement. Des rappels sont mis en place pour qu’ils n’oublient pas de s’hydrater et de prendre leurs traitements. Ils peuvent aussi noter leur rendez-vous médicaux sur cet accompagnateur numérique.

En outre, les malades peuvent également témoigner. Des échanges et histoires de vie qui côtoient les actualités concernant la drépanocytose. Une manière de centraliser tous les acteurs autour de la maladie.

Le développement du projet

Le projet de Maryem, Laëtitia et Anouchka, commence à faire parler de lui. Ainsi, l’application est soutenue par l’Université Paris 13, ainsi qu’Incub’13, un organisme aidant les entreprises en devenir, afin de favoriser son développement.

Assa Niakaté, un médecin également intéressé par cette initiative, accompagne les étudiantes, durant le développement de Drepacare et leur apporte ses conseils et son regard de spécialiste. Selon elle, Drepacare est un bon outil car il donnera les moyens « d’être acteurs de leur maladie. Cela les autonomisera et leur permettra de se prendre en charge et de mieux se connaître. Nous médecins, nous aurons également un suivi plus précis de leur évolution, ce qui nous permettre de mieux les soigner ». explique-t-elle.

À noter qu’en Guadeloupe, en 2015, 1 personne sur 8 était touchée par la drépanocytose. La maladie se caractérise par des crises de douleurs à l’abdomen et aux membres. Il peut y avoir aussi des infections respiratoires à répétitions ou encore des convulsions.
La journée mondiale de lutte contre la drépanocytose se déroule chaque année, le 19 juin.

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