Après avoir été suspendue de l’antenne de la chaîne d’information du groupe Canal+ pour avoir signé une pétition contre le Front National, Audrey Pulvar retrouve l’antenne ce dimanche. Seul changement : elle ne recevra plus d’invités politiques.

Ce dimanche, Audrey Pulvar retrouve les plateaux télé de la chaîne d’information CNews qu’elle avait quitté il y a quelques semaines après avoir été suspendue pour sa prise de position publique contre le Front National et Marine Le Pen. A l’époque, elle avait signé une pétition en ligne contre le Front National, lancée par l’ancienne ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol.

Une signature qui lui avait coûté cher puisque dans la foulée, la journaliste avait été suspendue de l’antenne par la direction de la chaîne CNews qui avait peu goûté cette initiative. Après une absence de l’antenne de plusieurs semaines, Audrey Pulvar revient aux commandes de son émission du dimanche qui change de nom. Exit Dimanche Politique, place désormais à Dimanche Pulvar. Un changement de nom lié à la décision de la direction de CNews qui impose à Audrey Pulvar de ne plus recevoir d’invités politiques dans son émission en dépit du fait qu’elle continuera de traiter de l’actualité politique.

«Après m’avoir écartée de l’antenne, la direction de CNews ne souhaite plus que j’en reçoive. C’est la décision de la direction, jusqu’à nouvel ordre. On est tombés d’accord sur notre désaccord, mais on a trouvé cette solution», a expliqué Audrey Pulvar au Parisien.

De son côté, Le Figaro précise également que la journaliste sera aussi privée des éditions spéciales alors que les législatives pointent à l’horizon sur le calendrier: «Je voulais couvrir la passation des pouvoirs ce dimanche, mais ce n’est pas possible. En signant cette pétition, je savais qu’il y aurait des conséquences, pas forcément agréables. Et en même temps, la direction m’a proposé une déclinaison le samedi, avec un Samedi Pulvar, plus culturel et sociétal.»

Malgré cette décision plutôt pénalisante et frustrante, Audrey Pulvar campe sur sa position : «Au contraire, je m’étonne d’avoir été assez seule dans la profession. Je comprends que des jeunes journalistes de terrain soient dans une position de neutralité absolue, je comprends moins qu’on se soit habitué à la présence du Front national, alors qu’en 2002 des journalistes s’étaient clairement engagés contre. Ça, je le déplore. Le FN est un parti qui reste d’extrême droite, raciste et xénophobe.»