Les entreprises sucrières de Guadeloupe, Martinique et La Réunion bénéficieront d’une aide à hauteur de 38 millions d’euros pour l’adaptation de la filière sucrière des collectivités d’Outre-mer à la fin des quotas sucriers. Cette aide annuelle entrera en vigueur le 1er octobre 2017.

A quelques jours de leur départ, certains ministres profitent pour boucler certains dossiers. Michel Sapin, ministre de l’Economie et des finances, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics ont par exemple, signé le décret portant création d’une aide aux entreprises sucrières de 38 millions d’euros destinée aux entreprises de Guadeloupe, Martinique et La Réunion.

Dans un communiqué, le ministre des Outre-mer rappelle « qu’en décembre 2016, la Commission européenne avait autorisé le versement par la France de cette aide annuelle à la filière sucrière ultra-marine. Cette aide, annoncée par le Président de la République en août 2014 à La Réunion, devrait compléter les fonds européens du programme POSEI dédiés à la production de sucre (Programme d’options spécifiques à l’éloignement et l’insularité) qui s’élèvent à 75 millions d’euros par an, ainsi que les fonds nationaux de 90 millions d’euros par an. »

A quoi servira cette aide ?

Le gouverment précise que cette aide permettra de garantir l’avenir de la production sucrière dans ces collectivités, impactée par la fin des quotas sucriers en octobre 2017 et par les surcoûts liés à l’ultra périphéricité.

Selon les derniers chiffres, la filière canne-sucre de Guadeloupe, Martinique et La Réunion représente 20 000 emplois directs et 40 000 emplois indirects. Autant dire que ce secteur économique est stratégique pour le maintien de l’emploi dans ces trois territoires.