Le 23 avril, à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle, le CRAN a lancé une campagne de sensibilisation contre le racisme. En ce jour symbolique, un homme tatoué d’insultes sur tout le corps sillonnait les rues de Paris. L’objectif du collectif ? Interpeller les Français sur conséquences de l’insulte raciste.

Alors que l’élection présidentielle attirait toute l’attention, ce dimanche 23 avril était également la date choisie par le CRAN pour lancer une campagne contre les injures racistes. Un homme noir, dont le corps et le visage ont été couverts d’insultes tatouées, s’est rendu à proximité des bureaux de vote ainsi que sur des lieux chargés d’histoire tels que La Bastille, le Panthéon ou encore les Champs Elysées pour interpeller les Français sur ce sujet.

« Les injures racistes laissent de véritables traces dans la mémoire, comme de véritables cicatrices sur la peau », indique le CRAN qui a recueilli les témoignages de personnes ayant été victimes d’insultes qu’elles n’ont jamais oubliées. Ces insultes – collectées via les réseaux sociaux (Facebook, Twitter), des entretiens individuels et des témoignages audio – ont ensuite été tatouées sur le corps d’un homme, le transformant en « Human Billboard », comme un tableau vivant, afin de « mettre en lumière ces blessures d’ordinaire invisibles. »

« Avec cette campagne #jeffaceleracisme, nous voulons alerter les Français sur l’injure raciste, dont l’impact est souvent sous-évalué, et sur la fraternité, valeur républicaine dont l’importance est elle aussi sous-estimée », a expliqué Louis Georges Tin, le président du CRAN.

Parmi les témoignages recueillis par le CRAN, ceux d’Audrey Pulvar et Harry Roselmack qui reviennent sur de tristes épisodes qui ont marqué leur vie. Les deux personnalités s’expriment d’ailleurs dans la vidéo de la campagne lancée par le CRAN. Une campagne de communication digitale a démarré dès ce week-end sur les réseaux sociaux et le site jeffaceleracisme.fr.