© Cri de Femmes

Pour la septième année consécutive, le festival Cri de Femmes va rallier les femmes du monde entier autour de performances artistiques, et de nombreux arts, du 2 au 17 mars 2017.

Sous l’organisation de Stéphanie Meylon-Reinette, alias Nèfta Poetry, la Guadeloupe accueillera sa part de festival, dans quatre lieu différents : au Pavillon de la Ville à Pointe-à-Pitre, à l’Archibon (Jarry) au Petit-New York (Saint-Félix) et au Mémorial Acte.

« Au départ, le festival a été créé par Jael Uribe, une poétesse de la République Dominicaine », raconte Nèfta Poetry.  Suite au décès de la fille d’une amie, sous les coups d’un homme, elle a créé une plate-forme d’expression de la douleur, appelant poètes et poétesses à se mobiliser autour du sujet.

Si les débuts du festival étaient consacrés à la poésie uniquement, c’est sous la houlette de Stéphanie Meylon-Nefta Poetry qu’il a pris une dimension plus importante et plus complète dans sa démarche artistique. Désormais, le festival présente une panoplie d’arts, allant de l’exposition photographique à la performance artistique, du récital au concert ou encore tous les arts visuels et plastiques. Parfois de la danse ou des pièces de théâtre viennent s’ajouter aux manifestations. « Je contacte les artistes dans les différents territoires et on voit ensemble ce que l’on peut programmer ». Bien sûr la poésie, art fondateur de l’événement culturel reste un élément important de la manifestation culturelle.

Voici un exemple de manifestation artistique, en 2014 en Guadeloupe.

A chaque session, des conférences sont également au programme pour discuter de la thématique de l’année. A ses débuts, le festival a exploré les thématiques des violences faites aux femmes. D’abord les violences conjugales. Puis, ensuite, les violences de guerre comme les viols utilisés comme des armes, puis deux années successives sont traité de la sexualité et de la liberté de la femme par rapport à son corps. En 2014, une exposition avait été faite intitulée « Plaisir de femmes ».

©Cri de Femmes

Cette année, c’est la nature qui sera exposée, discutée, dissertée. La nature d’être femme ou de ne pas l’être. « Nous nous poserons la question de l’essence de la femme comme essence du féminin » détaille Nèfta Poetry. C’est donc la question de genre, de sexe, de naturel, de construction sociale des identités sexuelles ou genrées qui seront abordées.

« Par exemple, beaucoup de féministes se battent pour le travail des femmes, explique Nèfta Poetry. Mais il faut que la société prenne conscience, que les femmes ont toujours travaillé. En tout cas les femmes pauvres. Chez nous, les femmes ont toujours travaillé, les afro-américaines ont toujours travaillé et ces problématiques ne les concernaient pas vraiment », martèle l’organisatrice du festival, mettant ainsi en exergue diverses formes du féminisme contemporain.

« À travers nos manifestations en Hexagone, en Guadeloupe, à la Réunion ou à New Delhi, en Inde, nous inscrivons le sujet au cœur de la  ville, de la cité, du pays, de nos contextes spécifiques », explique l’organisatrice du festival, qui compte sur une quarantaine de pays participants.

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