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Où les jeunes consomment-ils le plus d’alcool ? Dans quelles régions de France, les jeunes font-ils le plus usage de cannabis ? Voici quelques-unes des questions sur lesquelles s’est penché l’OFDT (Office français des drogues et toxicomanies) dans sa dernière étude « Jeunes et addictions ».

En cette fin d’année, l’Office français des drogues et toxicomanies nous en dit plus sur le rapport des jeunes avec l’alcool, le cannabis ou encore, le tabac. Grâce à cette étude, on apprend ainsi que la consommation de tabac, alcool et cannabis des jeunes de 17 ans de Bretagne et dans les Pays de la Loire est largement au-dessus de la moyenne nationale. En l’étudiant de plus près, on distingue trois autres régions qui font figure de mauvais élèves : Midi-Pyrénées (usage régulier d’alcool, tabac et cannabis), Languedoc-Roussillon (usage régulier de tabac et de cannabis plus « alcoolisations ponctuelles ») et Franche-Comté (usage régulier d’alcool et de cannabis plus « alcoolisations ponctuelles »). En précisant que cette étude a été effectuée avant le redécoupage des régions de France.

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Les élèves raisonnables quant à eux se situent dans le nord de la France (Nord-Pas de Calais, Picardie, Haute Normandie) où l’usage régulier d’alcool et de cannabis est nettement moindre tout comme les « alcoolisations ponctuelles ». Pour ce qui est des bons élèves, la palme revient à deux régions : l’Ile-de-France et…la Guadeloupe ! Les deux régions détiennent les indicateurs les plus faibles de France, bien en-dessous de la moyenne nationale pour ce qui concerne l’usage d’alcool, de tabac, de cannabis et  les alcoolisations ponctuelles importantes répétées (API).

Cannabis et

Statistique encore plus déroutante, la Guadeloupe est la région de France où la consommation régulière de cannabis est la plus faible, selon la cartographie réalisée par l’OFDT.

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À la fin de l’adolescence, les indicateurs d’alcoolisation (régulière ou ponctuelle importante) sont très proches dans les quatre DOM (hors Mayotte, voir encadré ci-après), à des niveaux nettement inférieurs à ceux observés en métropole. Si le tabagisme est 2 à 3 fois moins fréquent qu’en métropole, il apparaît au sein des DOM nettement plus élevé à La Réunion (22 % des jeunes de 17 ans) qu’aux Antilles (12 %). L’expérimentation de la cigarette électronique est elle aussi en deçà de ce qui est observé en métropole (29 % en Martinique ; 35 % en Guadeloupe et 40 % à La Réunion, contre 53 % en métropole).

Par rapport à la métropole, l’alcool consommé est moins souvent le vin, à l’exception des champagnes et vins pétillants, particulièrement présents sur ces territoires. Le cannabis est essentiellement consommé dans les DOM sous forme d’herbe produite localement que sous forme de résine, mais sa diffusion au sein de la population adolescente n’y est pas plus importante qu’en métropole. Les niveaux d’expérimentation apparaissent même plus faibles en Martinique et en Guadeloupe (respectivement 36 % et 32 %). Les niveaux d’usage dans les DOM sont globalement plus faibles.

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Les jeunes et moins jeunes doivent être informés sur les effets du cannabis, même si ces informations sont contradictoires : ils peuvent toujours observer l’état physique de ceux qui en consomment depuis quelques temps et, bien sûr, voir directement sur lui-même l’effet que tout produit exerce.
    Comme une loi existe, il faut l’appliquer.
    Cependant on peut modifier toute loi, et dans ce cas le cannabis ne serait plus interdit.
    Ce point de vue a du sens, la prohibition, et les sanctions qu’elle entraine, génère des condamnés et des prisonniers, mais les lieux de détentions actuels sont peu propices pour l’amélioration de détenus : ils y deviennent souvent encore plus asociaux et se dégradent encore plus physiquement.
    On est et on sera toujours dans une situation peu optimale qui est les effets de certaines substances, comme ce cannabis qui nuirait en bouleversant l’ADN, ou des psychotropes ou des graisses ou de l’alcool et le tabac, le sucre raffiné, etc. : les rentrées d’argent que ces produits génèrent sont loin de payer les soins pour vaincre le mal que ces substances provoquent sur les organismes.

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