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Vingt-quatre pays prendront part à un exercice de simulation d’un tsunami de grande ampleur, organisé les 7 et 8 septembre sous l’égide de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. Une simulation qui n’est pas sans rappeler Caribe Wave, l’exercice réalisé en mars dernier sur l’île de Marie-Galante, dans l’archipel guadeloupéen.

Pour l’UNESCO, il est primordial aujourd’hui de tester les procédures du Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien, notamment la communication entre les différents acteurs impliqués. La rapidité de transmission des messages d’alerte entre les autorités et les populations menacées est en effet cruciale en cas de tsunami. Par ailleurs, des exercices d’évacuation auront lieu dans au moins 10 pays, impliquant plus de 50 000 personnes.

Baptisé IOWave16, cet exercice prévoit deux scénarios : la survenue d’un tremblement de terre d’une magnitude de 9,2 sur l’échelle de Richter au sud de Sumatra (Indonésie) le 7 septembre à 3h00 (TUC). Le second scénario prévoit un séisme d’une magnitude de 9 dans la zone de Makran au sud de l’Iran et du Pakistan le 8 septembre à 6h00 (TUC).

Le coup d’envoi de ce test sera donné lorsque le Centre australien d’alerte au tsunami, le Centre indien d’alerte précoce au tsunami et le Système d’alerte au tsunami indonésien enverront des messages aux 24 pays concernés dont fait partie l’île de La Réunion. Les 23 autres pays participants à l’exercice d’alerte tsunamie : Afrique du Sud, Australie, Bangladesh, Comores, Inde, Indonésie, Iran, Kenya, Madagascar, Malaisie, Maldives, Maurice, Mozambique, Myanmar, Oman, Pakistan, Seychelles, Singapour, Sri Lanka, Tanzanie, Thaïlande, Timor-Leste et Yémen.). Simulant des vagues traversant l’océan Indien sur une période de près de 12 heures, les deux exercices seront menés en temps réel.

S’exercer pour améliorer le Système d’alerte au tsunami dans l’océan Indien

Ce test a pour objectif d’évaluer la bonne marche des flux de communication entre les centres d’alerte et les différents acteurs impliqués, des dispositifs d’urgence et de l’état de préparation des pays. L’Australie, les Comores, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, Maurice, Oman, le Sri Lanka et le Timor-Leste procéderont par ailleurs à des exercices d’évacuation dans les zones côtières.

Au Sri Lanka, 14 villages seront évacués, soient quelque 7 000 participants. A Oman, huit écoles et près de 8000 élèves prendront part à des exercices d’évacuation. En Inde, des évacuations seront menées dans près de 350 villages. Cela concernera près de 35 000 personnes. Ces exercices donneront lieu à une évaluation pour identifier les lacunes et améliorer le Système d’alerte au tsunami dans l’océan Indien.

Les pays riverains de l’océan Indien ont appelé de leurs vœux la mise en place d’un Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs risques au lendemain de la tragédie de 2004. Ce Système d’alerte est devenu opérationnel en 2011 grâce au soutien de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO qui continue de coordonner les mécanismes de gouvernance de ce dispositif.

L’UNESCO s’emploie à favoriser les échanges scientifiques et les initiatives concertées pour mettre sur pied des systèmes d’alerte pour différents types de catastrophes naturelles telles que les glissements de terrain, les éruptions volcaniques, les séismes, les inondations, les sécheresses et les tsunamis. La COI aide les pays à améliorer les procédures opérationnelles relatives aux tsunamis à travers des ateliers, la mise en place et l’évaluation d’exercices de simulation et d’une coordination scientifique dans toutes les régions.

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