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La Fédération française des diabétiques et l’Institut national de la consommation se sont associés pour mesurer en laboratoire la teneur en sucres de 192 aliments industriels. Les mesures réalisées pour contrôler la teneur en glucides et en sucres ont révélé que des aliments réputés seulement salés, les pizzas, les crackers et les carottes râpées notamment, sont en réalité très sucrés ainsi que certains nectars et sodas.

Le sucre, cette saveur douce dont on a tant de mal à se passer mais qui peut s’avérer être un véritable poison au quotidien. Dans les DOM, le dossier du sucre est un sujet épineux et parfois tabou. En Mai dernier, un arrêté a été publié au Journal Officiel et limite la teneur maximale en sucre ajouté dans les produits locaux distribués exclusivement dans ces territoires.

En attendant, que ça soit en France métropolitaine ou dans les Outre-mer, le sucre se retrouve partout et parfois même dans des aliments qui ne sont pas censés en contenir. C’est tout l’intérêt de l’étude menée par la Fédération française des diabétiques et l’Institut national de la consommation qui se penche notamment sur le sens des mentions qui figurent sur les emballages et qui cachent bien des choses…

Lorsque vous achetez un des compotes de pommes sur lesquelles figure la mention « allégé en sucre », en réalité le produit contient au minimum 30 % de sucre en moins qu’un produit standard similaire. Cette donnée est également valable pour les produits affichant la mention « light ».

Pour ce qui est du « sans sucres » ou « zéro », c’est un produit contenant au maximum 0,5 g de sucre pour 100 g. La mention « sans sucres ajoutés » que l’on retrouve souvent sur les briques de jus de fruits signifie de son côté que l’industriel n’a pas ajouté de glucose, de fructose, de saccharose etc., et enfin, la mention « à faible teneur en sucre » s’applique au produit qui contient au maximum 5 g de sucre pour 100 g.

L’étude précise par ailleurs que cet affichage ne concerne pas les sucres naturellement présents dans les fruits et le lait parce qu’il n’existe pas de données prouvant la nocivité de leur teneur en sucres pour la santé.

Les conclusions de l’atelier de lecture des étiquettes

Les testeurs diabétiques n’ont pas automatiquement tenu compte de la teneur en sucres des produits qui leur ont été présentés alors que la consommation de sucre est un élément déterminant dans la gestion de leur maladie.

D’autre part, ils ne connaissaient pas les règles de présentation de la liste des ingrédients. En effet, les ingrédients doivent être présentés par ordre décroissant, du plus présent au moins présent dans la recette.

D’une façon générale, les testeurs ont regretté :

  • que les étiquettes soient écrites en caractères trop petits ;
  • le manque d’information sur l’origine des ingrédients et leur pourcentage dans les recettes.

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