Un nouveau site caribéen classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO ? Du 10 au 20 juillet prochain se tiendra la 40ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Istanbul, en Turquie. Elle a pour mission d’évaluer les 27 sites susceptibles d’intégrer la liste prestigieuse pour l’année 2016. Parmi les candidatures figure le chantier naval Nelson d’Antigua-et-Barbuda. 

Situées à une centaine de kilomètres au nord de la Guadeloupe, les îles d’Antigua-et-Barbuda avaient déjà présenté en 2012 le chantier naval Nelson et ses sites archéologiques, sans succès. Quatre ans plus tard, l’île retente sa chance en présentant le même projet dans la catégorie « sites culturels », face à douze autres candidats.

Dans le dossier de présentation mis en ligne sur le site de l’UNESCO, c’est en effet l’aspect historique du chantier qui est mis en avant. Entre 1720 et 1895, le chantier naval Nelson fut le principal bastion de la flotte britannique dans la Caraïbe. Situé au sud de l’île d’Antigua, dans les renfoncements de la baie English Harbour, la zone constituait un abri idéal en cas d’ouragan et un point d’observation stratégique des îles françaises alentours. Entièrement rénové aujourd’hui, le chantier naval fait partie depuis 1984 du Parc National d’Antigua. Il est l’une des attractions touristiques de l’île.

© Nicola & Reg Murphy/UNESCO

© Nicola & Reg Murphy/UNESCO

©Nicola & Reg Murphy/UNESCO

©Nicola & Reg Murphy/UNESCO

Quid du Rocher du Diamant et de la Montagne Pelée? 

En 2012, la Région Martinique avait engagé une procédure visant à faire inscrire certains sites de l’île au patrimoine mondial. Parmi eux, la Montagne Pelée et le Rocher du Diamant, connus pour leur biodiversité exceptionnelle. Présenté en 2014 au Comité des Biens Français pour le Patrimoine Mondial (CBFPM), le projet avait été validé. Toutefois, aucun des sites martiniquais ne figure sur la liste pour l’année 2016.

En effet, avant d’être proposés par l’État Français au comité de l’Unesco, les sites martiniquais doivent s’inscrire dans un projet de territoire, capable de concilier préservation de l’environnement et gestion et valorisation du site. Un délai de 5 à 7 ans sera donc nécessaire avant de parvenir à une présentation officielle devant l’Unesco. Pour autant, la zone Amérique Latine/Caraïbe reste bien représentée. Avec 136 sites répertoriés, elle se classe ainsi en troisième position, derrière la zone Europe/Amérique du Nord et Asie/Pacifique. Découvrez ci-dessous la carte des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco, réalisée par les journalistes du Monde.

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