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La réforme du Code de la Route continue. Après la modification des questions de l’examen théorique (aux premiers résultats peu probants), les candidats devront désormais s’acquitter d’une redevance de 30 euros avant de passer le test. Un surcoût qui s’explique par l’externalisation de l’organisation et de la surveillance de l’examen, qui seront désormais assurés par des prestataires privés comme La Poste ou le groupe SGS. 

À compter du 13 juin prochain, les candidats à l’examen du Code de la Route devront s’acquitter d’une redevance de 30 euros. Cette somme ne pourra être réglée que par carte bancaire, via le site timbres.impots.gouv.fr à la rubrique « Paiement de la redevance de l’épreuve théorique générale du permis de conduire » située en bas du menu de droite du site.

Le gouvernement propose deux façons de procéder : l’école de conduite s’acquitte de la redevance au nom du candidat ou le candidat procède lui-même au paiement. Dans le second cas, le candidat devra se munir de son numéro de dossier de Permis (NEPH) figurant sur son dossier d’inscription et cocher la case « candidat libre » sur le site internet. Après paiement de la redevance, il recevra une attestation qu’il devra présenter le jour de l’examen accompagnée d’une pièce d’identité et de son dossier d’inscription CERFA 02, sous peine de ne pouvoir passer l’examen. En cas d’échec, le candidat devra à nouveau débourser la même somme.

Dernière mesure de la réforme à entrer en application, cette clause a suscité de nombreuses réactions, de la part notamment des inspecteurs et délégués jusqu’alors en charge de l’organisation et de la surveillance de l’examen. Les syndicats ont dénoncé une « privatisation de l’examen du code », néfaste à leur profession et aux candidats. Du côté des apprentis conducteurs justement, ces 30 euros supplémentaires risquent aussi de faire grincer des dents : s’il reste moins cher aux Antilles que dans l’hexagone, le permis de conduire demande malgré tout un certain investissement financier, de la part des candidats et/ou de leur famille. Le gouvernement lui, justifie sa réforme par la réduction des délais de passage des examens. L’idée étant de libérer les examinateurs, afin qu’ils puissent se concentrer sur l’examen pratique et faire passer plus de candidats en une seule session.

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