Crédits photo : Stéphane Morin

Connaissez-vous la Grive à pieds jaunes ? Cette appellation ne vous dit peut-être pas grand chose pourtant vous l’avez sûrement déjà aperçu en Guadeloupe, à la Dominique ou à Montserrat. Cet oiseau endémique de ces trois îles est aujourd’hui menacé d’extinction. Une pétition en ligne a été lancée il y a quelques jours afin d’alerter le Ministère de l’Ecologie sur sa possible disparition.

Les pétitions en ligne ont la côte en ce moment du côté des Antilles. Cette fois, c’est pour venir en aide à un oiseau, plus précisément la grive à pieds jaunes (Turdus Iherminieri), une espèce vivant dans les forêts pluviales, où l’on retrouve des arbres à feuilles persistantes. La grive à pieds jaune est également présente en République Dominicaine, mais, elle vit dans des clairières ouvertes, se trouvant au milieu de forêts denses. Elle a été présente sur l’île de Sainte-Lucie, jusque dans les années 1980. Sa disparition sur l’île est surtout liée à la présence du merle à lunettes, de plus en plus répandu. En Guadeloupe, plusieurs autres menaces pèsent sur la grive à pieds jaunes comme par exemple la dégradation continue de son habitat, le fait que l’oiseau soit intoxiqué par le chlordécone (ce qui a pour conséquence qu’on ne peut pas le manger) et qu’il soit chassé.

Sur ce dernier point, il faut savoir que la grive a pieds jaune est une espèce qui n’est pas protégée en Guadeloupe. Ainsi, deux arrêtés ont été rédigés en 2014 et en 2015, dans le but de suspendre la chasse à la grive à pieds jaunes mais sans lui attribuer le statut d’espèce protégé. La période de chasse en Guadeloupe va bientôt reprendre (l’arrêté préfectoral pour l’espèce, qui concerne la Guadeloupe, n’est valable que jusqu’au 16 juin) et aura lieu cette année du 14 juillet 2016 au 1er janvier 2017.

Une pétition en ligne pour éviter que l’espèce ne disparaisse

Lancée par Béatrice Ibéné (vétérinaire, présidente de l’Association pour la réhabilitation de la faune aux Antilles), cette pétition en ligne a pour objectif d’obtenir de la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal mais aussi, de Jacques Billant, actuel Préfet de la Guadeloupe et de Barbara Pompili, secrétaire d’Etat à la Biodiversité que l’espèce soit à l’avenir protégée en Guadeloupe (le Ministère de l’Ecologie, n’aurait toujours pas donné statué, d’où la création de la pétition) et que sa chasse soit interdite dans l’archipel, comme c’est le cas dans les autres îles où vit l’espèce.

Ce mercredi, la pétition en ligne de Béatrice Ibéné, a été signée par 4 323 internautes. Elle doit atteindre 5 000 signatures afin d’être validée et transmise aux personnes concernées.

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