Ne vous fiez pas à son apparence et son joli dégradé de couleurs, en peu de temps, elle peut avoir raison de vous. La Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis) ressemble à une méduse mais elle n’est pas une méduse. Cet organisme aquatique que l’on commence à apercevoir sur certaines plages des Antilles françaises est un réel danger pour l’homme et provoque dans certains cas, la mort.

 

Quand on la voit, on a envie de la saisir pour mieux l’admirer et pourtant, c’est bien là que réside le mal. Il suffit de la toucher pour effectuer un détour par l’hôpital le plus proche. Cet organisme aquatique est en effet très dangereux pour l’homme. Son venin, la physalitoxine provoque chez l’homme une douleur intense, accompagnée de multiples symptômes : douleurs musculaires locales ou généralisées, gêne respiratoire, crise hémolytique aiguë et défaillance rénaleelle peut même déboucher dans certains cas sur la mort car selon les spécialistes, la dose létale de physalitoxine chez l’homme est de 0,2 mg/kg.

Récemment, un spécimen a été aperçu sur une plage fréquentée de Sainte-Anne en Guadeloupe. L’internaute a d’ailleurs partagé l’information sur les réseaux sociaux :

Crédits photo : Capture d'écran / Facebook
Crédits photo : Capture d’écran / Facebook

 

Crédits photo : Julie Cleen / Capture d'écran / Facebook
Crédits photo : Julie Cleen / Capture d’écran / Facebook

Doit-on s’inquiéter de la présence de ces organismes sur les plages antillaises ?

A en croire les spécialistes, il faudrait non seulement s’inquiéter mais surtout sensibiliser la population sur le sujet car ces espèces marines sont dangereux pour l’homme et plus particulièrement pour les enfants attirés par l’aspect et la couleur des galères portugaises. Certains sites spécialisés en activités nautiques en Guadeloupe le rappellent ainsi que certains pêcheurs habitués à en croiser en bord de mer ou en bancs en pleine mer.

Sans titre

La galère portugaise possède en effet un flotteur, un pneumatophore, une sorte de ballon ovale translucide et quasi symétrique avec une ligne de crête aux couleurs de l’arc-en-ciel avec une tendance vers le pourpre, le vert, le bleu et le violet. Ce pneumatophore permet à la Physalie de se déplacer grâce aux courants marins et au vent. Il est rempli d’air mais peut contenir une teneur certaine en monoxyde de carbone (jusqu’à 13 %), produit in-vivo.

Ci-dessous, une galère portugaise observée de (très) près sur une plage brésilienne. Instant frissons garanti…

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