Cela peut paraître curieux mais le projet est sérieux et a même franchi une nouvelle étape ces derniers jours. Face aux risques de transmission du virus Zika aux Etats-Unis, l’Agence américaine du médicament, la FDA, a en effet donné son accord de principe pour un test grandeur nature, révèle Pourquoi Docteur. Sans aucun risque pour la santé, annonce l’agence…

Dans un rapport publié vendredi dernier, l’Agence américaine du médicament, la FDA, confirme leur avis favorable à l’introduction d’un moustique génétiquement modifié, nommé OX513A. Le but : réduire la population de l’espèce Aedes aegypti, vecteur principal de Zika.

Selon Pourquoi Docteur, ce moustique est modifié pour que sa progéniture ait une durée de vie limitée, et n’atteigne pas l’âge adulte. Oxitec, le laboratoire britannique qui l’a créé, espère ainsi faire baisser les populations sauvages. Des initiatives similaires ont été testées avec succès dans d’autres pays, notamment au Brésil.

Avant de donner un feu vert officiel à une utilisation à plus large échelle du moustique OGM, il faudra attendre plusieurs mois. Si aucun cas de transmission n’a été observé en Floride à ce jour, les Etats-Unis s’inquiètent notamment de la situation à Porto-Rico, territoire américain, qui dénombrait 159 cas au 9 mars, ajoute le site .

Pas de risques toxiques ou allergiques

Pour la FDA, « les conséquences de l’introduction, de la survie et de l’installation de OX513A dans l’environnement a été étudiées scrupuleusement. Les données extraites de ces études indiquent qu’il est peu probable que des effets néfastes puissent être engendrés sur des espèces environnantes, y compris sur l’homme ».

La grande majorité des moustiques relâchés seront des mâles. Les femelles étant les seules à piquer, les risques toxiques ou allergiques seront négligeables, selon l’Agence qui s’appuie sur les résultats d’Oxitec. Aucune réaction n’a non plus été observée lors de piqûres par des femelles du même type.

Le don du sang aux Antilles placé sous contrôle renforcé

Depuis lundi, contrôle renforcé du don du sang en Guadeloupe et en Martinique, nous apprend ce mardi L’Express. Chaque poche prélevée est testée au virus Zika avant toute transfusion.

Pour nous, la procédure ne change pas par rapport à celle qui avait été mise en place lors du chikungunya en 2014“, ajoute Mme Stradel. Désormais, un tube de sang supplémentaire est prélevé et envoyé pour analyse au laboratoire expert de l’EFS à Marseille, aux frais de l’établissement.

Alors que l’épidémie se poursuit en Martinique et que le nombre de cas de Zika augmente progressivement en Guadeloupe, le don du sang dans les deux îles est plus que jamais au centre de toutes les attentions.

Nous prenons le Zika au sérieux. Nous demandons aux donneurs si dans les 28 jours ils ont eu une relation sexuelle avec un partenaire malade. Toute personne qui nous déclare de la fièvre ne pourra pas donner son sang“, explique le Dr Edgard Ozourma, médecin de prélèvements.

 

Les tubes sont envoyés deux fois par semaine. Nous avons les résultats sous 24 à 48 heures. Si le test est positif, nous n’utilisons pas la poche“, explique le Dr Mireille Bordenet, responsable prélèvement à l’EFS Guadeloupe-Guyane. En janvier, 646 poches de sang ont été prélevées, soit environ 25 par jour.

Au 9 mars, l’épidémie de Zika se poursuit en Martinique et en Guyane avec des milliers de cas contaminés par le virus dont des dizaines de femmes enceintes. En Guadeloupe, la circulation virale est beaucoup moins intense avec au 9 mars, 77 cas de Zika biologiquement confirmés signalés.

 

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