Dans la calebasse de mon île est le 7ème album de l'artiste guadeloupéen

Dominik Coco est de retour. Avec cette Natirel poézi qui oscille entre Clair obscur et s’enrobe de Vybe tanbou, il présente au public son dernier opus « Dans la calebasse de mon île ». Dominik Coco parle de sa Gwada qu’il aime, de son univers, de sa vie, de lui. Un album intimiste, ouvert sur le monde et plus que jamais plein de Lespri Kaskod qui fait partie intégrante de lui. Rencontre…

Il arrive en toute simplicité, sourire aux lèvres et d’emblée sa chaleur et son ouverture s’ajoutent à une véritable envie de se plonger dans son univers pour y découvrir le pourquoi du comment d’autant de joie.

Depuis un mois que Dominik Coco, « Doko » pour les intimes, a dévoilé son dernier opus « Dans la calebasse de mon île », sa vie semble se résumer à une phrase Lanmou ki adan sa. Ecouter Dominik Coco parler musique a pa Ti pawol. C’est plutôt une belle source d’inspiration qui donne envie de découvrir les nouvelles facettes de son univers musical. Et c’est bien ce qui s’est passé.

Ce nouvel album vient comme un Cahier au retour natal en version musical et avec sa pointe de tradition. Un opus entre influence zouk et gwo-ka. « L’influence Kako y est très présente et je fais beaucoup de clin d’œil à la musique traditionnelle« , amorce Dominik Coco. « Dans la calebasse de mon île est un album qui propose 18 titres, chacun a son univers propre. Les gens doivent l’écouter en entier pour que le voyage soit total« , poursuit-il. Et ce choix du gwo-ka, de ce retour aux sources s’explique par la personnalité de l’artiste. Un amour pour le gwo-ka qu’il clame et déclame encore et encore en opérant de façon inédite à chaque morceau, une fusion avec la musique de la nouvelle scène antillaise.

« C’est notre musique et je vois sa puissance. Bien sûr nous sommes touchés comme tous les autres pays par la mondialisation et cela se voit dans nos inspirations, mais je reste optimiste quant à la direction que nous prenons. Et je le dis notamment quand je vois le chemin que prennent ceux qui font partie de cette nouvelle scène. Il y a de la relève et du beau dans la musique que nous faisons aujourd’hui« , déclare Dominik.

Un positionnement optimiste qui traduit le nouveau cap de maturité qu’a franchit l’homme. Ce papa de deux petites filles auxquelles il rend hommage dans son album avec les titres Sika et IsisLôv respire la positivité et c’est un vrai régal que d’écouter les messages de son dernier projet.

Un projet qui a bien mis deux ans à naître et qui s’est fait au gré de ses inspirations, des rencontres, des échanges et disponibilités de ses collaborateurs. Un album qui pris son temps et qui se découvre comme la suite logique d’un travail sur la musique traditionnelle qui s’ouvre au monde. Car pour Dominik, le chemin est encore long pour la musique traditionnelle.

« Bien qu’il nous faille des dirigeants pour lesquels la culture a une place de choix, c’est aussi à nous de nous organiser pour porter notre musique et lui donner un rayonnement plus large. Nous sommes enfermés dans un ghetto mais qui suffisamment grand pour que chacun puisse y prendre sa part, et cet argument du créole est un faux problème. L’exemple de Kassav qui a réussi a faire sa place à l’international sans changer de langue pour s’exporter en est la preuve. Le talent est présent et il se renouvelle alors je pense qu’on est prêt et qu’on attend juste que les derniers facteurs se mettent en place« .

" la naissance de mes enfants m'a énormément inspiré "
« la naissance de mes enfants m’a énormément inspiré »

Une réprimande du sage qui démontre bien que Doko est toujours aussi engagé. Un engagement qu’il lâche dans cet album qu’il a concocté en s’entourant comme il faut.

Esy Kennenga, Misyé Sadik, Jocelyn Béroard, Akiyo et la jeune voix sortie de l’ombre Véronique Herman-Sambin sur le titre Songé sé timoun-la. « J’ai eu la chance de collaborer avec ces artistes car ce sont des gens avec lesquels pour la plupart j’ai déjà partagé la scène mais surtout ce sont des personnes que j’aime et dont je respecte le travail. C’est d’ailleurs quand je me penche sur ce qu’ils font que je dis que j’ai bon espoir pour notre musique« . Un espoir qu’il mûrit depuis 25 ans de carrière. Car Dominik Coco c’est certes un nouvel opus mais ce sont six albums et un demi siècle de chemin musical. Deux albums live, un collector et trois classiques aux ambiances bien marquées qui retracent toutes les évolutions de l’artiste et de l’homme. « Quand tu es touché par quelque chose en bien ou en mal ça t’inspire« , confie Dominik.

Un regard sur cet album qui donne envie de le partager. Et c’est d’ailleurs ce qu’a commencé l’artiste qui a entamé une tournée de trois grands concerts. Un grand live à l’Atrium en Martinique, un grand concert au Royal Riviéra en Guadeloupe qui ont bien connu un grand succès et bientôt le Cabaret Sauvage le 23 avril à Paris. Une présentation qui a bien débuté puisque l’homme se dit galvanisé par la réceptivité du public. Il prévoit également plusieurs concerts dans toutes les salles de Guadeloupe.

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