On connaissait déjà les VHU, autrement dit les Véhicules Hors d’Usage bientôt, les centres de traitement des VHU pourraient bien découvrir les BPHU, pour Bateaux de Plaisance Hors d’Usage. C’est en tout cas le souhait du député de la Martinique, Serge Letchimy qui a proposé dans un rapport de permettre aux centres VHU des DOM d’accueillir les bateaux de plaisance.

Fort heureusement, ce n’est pas monnaie courante dans les DOM mais la présence de voitures abandonnées, désossées le longs de routes ou dans des zones isolées a longtemps été un mal qui empoisonnait et détruisait le beau paysage domien. Des carcasses de voitures abandonnées à leur triste sort en pleine végétation, des casses auto pleines à craquer, ce n’est pas très écologique et pas très joli à voir. Les voitures justement, elles ne seront peut-être plus les seules à bénéficier d’une prise en charge dans des centres dédiés. Bientôt, il se pourrait qu’elles soient rejointes par des bateaux de plaisance.

Une idée qui vient du député Serge Letchimy qui s’explique dans son second rapport consacré au traitement des déchets et parcouru par L’Argus : “Les bateaux comportent des pièces détachées réutilisables et souvent des moteurs, comme les automobiles” note l’élu dans un rapport remis à Ségolène Royal.

Globalement, l’idée serait de permettre aux fameux Bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU) d’accéder aux mêmes infrastructures que les automobiles. Le député pointe en effet la nécessité d’une dépollution du bateau (comme sur les voitures) et l’éventuelle possibilité de valoriser les pièces détachées, ce qui se fait encore peu sur les navires.

Serge Letchimy confronté à trois difficultés 

Pour L’Argus, le député de la Martinique se retrouve face à trois contraintes qui pourraient desservir son projet :

  • les bateaux sont essentiellement en fibre de verre, un matériau qui ne présente qu’un intérêt très limité dans le cadre d’une filière de recyclage selon le magazine spécialisé ;
  • des contraintes liées au transport, pour relier les centres agrées ;
  • la problématique des volumes qui sont loin d’être aussi importants que ceux des VHU.

Symbole de cet écart considérable, des données fournies par la région Guadeloupe inclut dans son rapport : en 2014, 200 navires étaient à déconstruire pour un volume de 12 000 véhicules.

En attendant, l’ex-président de Région reste optimiste et invite d’ores et déjà “les centres de traitement VHU agréés des départements, régions et collectivités d’outre-mer à obtenir l’agrément des BPHU“, selon L’Argus.

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